Jean Marteilhe, La vie aux galères
“ Au bout de trois mois d’hôpital, je me trouvai gros et gras comme un moine, et le chirurgien-major m’ayant donné une attestation de sa main, comme quoi j’étais, par mes blessures, rendu incapable de la rame et autre travail des galères, je fus renvoyé sur la galère dans mon banc ordinaire. La campagne d’ensuite, en l’année 1709, au mois d’avril, les galères armèrent. Le comite fit la classe de ses forçats chacun dans leur banc. Il y a six forçats à chaque rame. Le plus fort et vigoureux est toujours vogue-avant, c’est-à-dire le premier de la rame et qui a le plus de peine. ”
