Pierre Mélon

Résumé

Pierre Mélon Achmet-Reis : roman (1933)

Ici des choux, là de l'ail et du persil, plus loin des pois chiches et des oignons. De petites allées propres, nettes, bien dallées de pierres plates, couraient de partout. A l'ombre d'un figuier qu'il avait envoyé chercher au loin dans la campagne, Achmet, gravement assis, surveillait son âne, entouré de tous les serviteurs de la maison. Et l'ébahissement de ces gens gagna le marquis, qui se signa en invoquant la Madone, lorsqu'il vit l'ingénieuse invention de ce sorcier d'Achmet. Au-dessus
du puits, le Turc avait construit une noria à la manière de son pays.
Source : Gallica

Pierre Mélon Achmet-Reis : roman (1933)

Mais la plupart des
gens de mer restaient là, comme les crabes qui courent à la limite de la vague sur la bordure des plages. Une puissance plus forte les retenait à la frange de l'eau tout comme aussi la crainte de manquer une occasion d'embarquer.
Or, le soir du souper de Djafar, Achmet-Reis n'était pas rentré à la maison du promontoire. Distançant son oncle, il s'était sauvé comme un loup, errant le long des bassins du port, à la façon des maraudeurs, et finalement, peu avant le jour, il s'était jeté sur une pile de sacs au coin d'un quai et avait dormi d'un sommeil de bête.
Source : Gallica

Pierre Mélon Achmet-Reis : roman (1933)

« L'homme est à toi, Dragut, et je ne prendrai ni tes esclaves, ni tes pierreries. La bénédiction de mon Seigneur le Christ soit sur toi, avec celle d'Allah et de Mahomet ton prophète. Tu t'es montré reconnaissant et je t'en aime pleinement. Qu'on déferre cet homme et qu'on lui donne les meilleurs habits de mon coffre. Puisses-tu vivre longtemps, Dragut, pour pratiquer la vertu, car les hommes comme toi sont rares et il convient de les honorer. »
Comme en un rêve, Achmet sentit qu'on lui enlevait ses chaînes.
Source : Gallica

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