Résumé

Paul Masson Les galères de France : (1481-1781… (1938)

Les troubles de la Ligue, si graves en Provence, avaient achevé de tout perdre. En 1594, les maîtres de Marseille, Louis d'Aix et Charles de Casaulx s'étaient emparés de la chiourme de la galère du connétable de Montmorency pour armer la leur, puis de la galère elle-même. Ce fut l'origine d'un long conflit qui n'était pas terminé à la mort d'Henri IV, ni à celle du connétable en 1614. Son fils, l'amiral, poursuivait encore vainement les consuls de Marseille auprès du conseil du roi en 1616 et 1617 pour obtenir la restitution de la valeur de cette galère.
Source : Gallica

Paul Masson Les galères de France : (1481-1781… (1938)

Arnoul, qui aurait voulu l'employer, écrivait à Colbert, le 10 janvier 1671 : « J'ai écrit au sieur Puget, sculpteur, pour le dessin de la Réale, mais, à son ordinaire, il me dit qu'il faudrait travailler tout d'un coup, sans s'amuser à des modèles qui lui prenaient du temps, et qu'étant attaché aux ouvrages de Toulon, il ne pouvait sans permission travailler à ceux de Marseille. Je lui ai mandé que je vous en écrirais et que le roi était de Marseille et de Toulon tout ensemble. Il faut gouverner ces gens à leur mode : la vertu a son caprice comme beaucoup d'autres choses. »
Source : Gallica

Paul Masson Les galères de France : (1481-1781… (1938)

Dès lors l'arsenal devenait une des curiosités de Marseille que les étrangers ne pouvaient se dispenser de visiter. Un de ces voyageurs, en 1683, admire « le 'parc royal, bâtiment magnifique », au dôme surmonté d'une grande fleur de lys, « l'arsenal peint en bleu semé de fleurs de lys jaunes, aux râteliers remplis de piques, de mousquets, et de certains boucliers à l'antique dont on orne les poupes des galères » ; les « grandes galeries où deux ou trois cents ouvriers de l'un et de l'autre sexe travaillent incessamment à faire le linge et les habits des matelots. »
Source : Gallica

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