Edmond Rostand,
Les Musardises
“ C'est le parfum de la frontièreD'un pays dont je suis un peu. Car l'Espagne qui me possèdeEt qui fait que je vais, là-haut,—Laissant en bas la brise tiède,—A la rencontre du vent chaud, Ce n'est pas cette espagnoladeQui pendant un instant vous aLorsqu'on mord dans une grenadeOu qu'on respire un mimosa; Ni la jeune espagnolerieQui vous prend quand on lit MussetEt qu'une basquine fleuriePasse dans votre rêve... c'est Une Espagne en mon cœur vivanteAu point que, lorsqu'il bat le soir,C'est elle, à grands coups, qui s'éventeDe son petit éventail noir! ”
