Joseph Maranze

Résumé

Joseph Maranze Le tour du monde en famille (1901)

Jean nageait dans la joie.
Bien en équilibre sur sa quille, et soutenu par de solides espars, notre navire reposait sur un lit de sable fin et résistant que le flot et le jusant couvraient ou découvraient deux fois par jour. Le pont était en partie encombré de bon nombre de colis comprenant les toiles de tente nécessaires à l'abri
d'autant de groupes qu'il y avait de familles à bord, des vivres abondants, des objets de couchage, du matériel de cuisine, quelques tables, des sièges, enfin de solides armes de chasse avec un large approvisionnement de cartouches.
Source : Gallica

Joseph Maranze Le tour du monde en famille (1901)

Il se plaignait du beau temps et n'aspirait qu'à la tempête, peut-être même au naufrage. Cher petit Jean!
il devait devenir capitaine de vaisseau; et si mon existence doit se prolonger encore je pourrai un jour raconter des incidents de sa vie mouvementée, qui se termina glorieusement.
D'autres avec lui, bien d'autres qui m'étaient chers sont partis avant lui ou depuis lui, si nombreux, hélas ! que je serais seule en ce monde, si je n'avais encore quelques neveux à aimer. Ah! vivre n'est point toujours un bonheur, et ceux qui partent les premiers ne sont point toujours les plus malheureux.
Source : Gallica

Joseph Maranze Le tour du monde en famille (1901)

Pour protéger une vache, même contre la moindre offense, le plus pacifique des Hindous se battrait avec la fureur du tigre, sans merci, jusqu'à la mort; tandis que, je l'ai déjà dit, les Hindous courbent la tête sous le joug de leurs conquérants, ils ne conçoivent donc pas l'idée de patrie et se montrent ainsi méprisables. Hors ce point, ils sont dignes d'estime, bien qu'ils aiment un peu trop à se faire broyer les os sous la roue des
chars qui portent leurs divinités : le fanatisme religieux n'est jamais louable.
Source : Gallica

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