Jules Lecomte,
L'abordage : roman maritime. T. 2
(1836)
“ On voit bien qu'ils ignorent encore que ce navire à l'air si honteux est la Noémie, ces Anglais ! Les lumières se croisent sur le pont et dans la batterie de la frégate où paraît régner une grande agitation ; la Noémie au contraire est toute ombre et silence ; déjà on aperçoit comme une tache sur la mer, la lourde embarcation qui, semblable à un nageur poussif brise péniblement devant elle les lames que ballotte la brise. Mais si rien au dehors n'éveille de soupçons sur les intentions du négrier, une prodigieuse activité ne s'en déploie pas moins sur son pont ”
