Prosper Levot, Récits de naufrages, incendies… (1867)
“ A chaque instant, on s'attend à voir la frégate sombrer sous la masse énorme d'eau qui l'envahit de toutes parts. Les cris de détresse des passagers, les craquements du navire, les hurlements du vent, tout concourt à rendre la position des plus critiques. Le vent diminua pendant la nuit. Mais le 14, à Sh du matin, un cri répété à l'instant par mille voix, s'élève des profondeurs de la frégate : nous coulons! nous coulons! Tout le monde se précipite sur le pont, sur les batteries, chacun veut disputer à la mort un reste d'existence que la mer va engloutir à jamais. ”
