Une course : souvenirs d'Espagne (1888)
“ Le taureau est beau, lui ; il est magnifique dans toute la manifestation de sa force brutale. Il a des muscles de fer. Mais il l'est autant dans la ganaderia que dans l'arène. Ce n'est pas la course qui vous le montre beau, oh ! non ; à peine avez-vous le temps de le considérer: il n'a pas un instant de repos. Tenez, il a plongé la tête jusqu'au cou dans le ventre d'un soi-disant cheval; et ce ventre s'est ouvert comme un sac ignoble : tout en sort avec des flots de sang, tout ce que peut contenir un ventre de bête. ”
