Banderilla

Définition et enjeux

Albert Bordeaux,  Le Mexique et ses mines d'argent… (1910)

“ C'est le tour des banderilleros de fatiguer le taureau.
Ici le combat a quelque chose de plus intéressant, d'artistique, disent les Mexicains. La banderilla est un dard de deux pieds de long, à pointe recourbée, à rubans de toutes couleurs. Il s'agit d'en tenir un dans chaque main et de les planter à la fois dans les épaules du taureau, en s'élançant en face de lui, et au moment de l'attaque, non pas quand il est calme. Ces dards pleins de rubans ne font qu'exciter la rage du taureau, tandis qu'ils semblent l'orner. Le banderillero doit être un Achille aux pieds légers.
”
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Loin de Paris

“ Trois paires de banderillas furent posées à ce taureau avec beaucoup de hardiesse et de dextérité. En les secouant pour s’en débarrasser, le pauvre animal fit envoler un nuage de petits oiseaux contenus dans un mince filet attaché à la baguette de la banderilla, et disposé de manière que les mailles se rompent au moindre choc, ou soient tranchées par le fer de l’hameçon lorsqu’on enfonce la baguette. ”
Source : Wikisource

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Voyage en Espagne

“ Les banderillas de fuego ne s’accordent, du reste, qu’à la dernière extrémité ; c’est une espèce de déshonneur pour la course lorsque l’on est obligé d’y recourir ; mais, lorsque l’alcade tarde trop à agiter son mouchoir en signe de permission, on fait un tel vacarme qu’il est bien obligé de céder. Ce sont des cris et des vociférations inimaginables, des hurlements, des trépignements. Les uns crient : Banderillas de fuego ! les autres : Perros ! perros ! (les chiens !) L’on accable le taureau d’injures ; on l’appelle brigand, assassin, voleur ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature