Résumé

Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Un monde inconnu/Tome II

À cette nouvelle apostrophe du Pelon, Matagente souffla comme un buffle en colère, sans que le métis daignât y faire attention.
— À présent, puis-je me permettre de vous souhaiter une bonne nuit, et me retirer, senor ? continua-t-il avec cet air de soumission servile que garde d’ordinaire le Mexicain de bas étage envers les étrangers, et surtout dans le tête-à tête.
— Oui ; bonsoir.
Nous nous éloignâmes chacun de notre côté.
— Eh bien ! me demanda don Luis, lorsqu’une demi-heure après je fus de retour, comment s’est passée votre entrevue avec le digne padre ?
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Un monde inconnu/Tome II

Les voleurs mexicains n’avaient eu, jusqu’à cette époque, pour domaine que les grandes routes et les bois, et Llanes leur conquit Mexico, en inventant le vol à la caballero.
Possédant un arsenal complet de costumes, il choisissait, avec un tact merveilleux, ceux d’entre ses complices qu’il jugeait les plus aptes à remplir le rôle d’homme du monde ; puis, après les avoir costumés de pied en cap, il leur procurait l’entrée dans les salons. Le vol perdait alors de sa brutalité et se cachait à l’aise derrière l’amour.
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Une fois que le sang eut été étanché, on vit que la poitrine de l’Indien était sillonnée d’une horrible ouverture ; mais le couteau du Pelon, ayant été arrêté par une côte, il se trouva, en définitive, que la plaie paraissait beaucoup plus effrayante qu’elle n’était dangereuse : aussi la chute de Matagente fut-elle attribuée plutôt à la violence du coup qu’il avait reçu, et qu’avait doublée la force de son propre élan, qu’à la gravité de sa blessure.
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