“ Je vous aime, don Luis, oh ! comme jamais homme n’a été aimé sur la terre ; mais je vous aime pour vous, non pour moi ; votre gloire m’est aussi chère qu’à vous-même, votre mémoire doit rester sans tache comme votre vie a été sans souillure. Don Luis, moi pour qui vous êtes tout, vous l’homme pour lequel je sacrifierais ma vie s’il le fallait, je suis venue vous dire : Mourez, comte, mourez noblement, tête haute ; tombez comme un héros, votre mémoire restera comme celle d’un martyr. ”
Don Luis
Définition et enjeux
Le personnage de Don Luis, figure noble et tragique de la littérature, incarne souvent les conflits entre honneur, destin et passion. Ainsi, Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy le présente comme le dernier descendant de Don Juan, confronté à des dilemmes moraux et amoureux, tandis que Gustave Aimard met en évidence son sacrifice suprême en faveur d'une cause élevée.
Dans Don Juan Tenorio, José Zorrilla oppose directement Don Luis à Don Juan, illustrant une recherche de dignité face à la mort. Ces interprétations révèlent un ensemble de thèmes liés à la noblesse, à la légitimité et à l’héritage, comme en témoignent les récits de Cervantes ou de Lesage.
Citations sur “Don Luis”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Celte guerre n'aura pas lieu ; Don Luis fidèle a son serment viendra dire à mon père : me voilà ; je suis aussi riche que le plus riche d'Espagne ; je suis aussi noble que le roi ; je suis aussi amoureux que l'était le Cid, et je viens apporter dans votre famille cette imposante richesse, cette noblesse de vieille date, car mon coeur est à votre Léonie. Comment un père pourrait-il. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Aussi, tout en approchant du terme tant désiré de sa course, Don Luis avait-il le coeur serré par une inexprimable angoisse. En s'éloignant de sa prison il avait pensé à ce malheureux bohémien qui pour quelques réaux lui sauvait la vie et allait peut-être payer bien cher son dévoûment ou sa cupidité. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Deux torrens de larmes sillonnèrent alors le visage de Don Luis. Le vieux prêtre qui s'était ; d'abord éloigné du jeune homme SAINT-JEAN DE LUZ. 207 comme pour éviter le contact des passions terribles; que trahissait son désespoir, se rapprocha: et, prenant sa main avec un mouvement de bonté paternelle, sembla l'engager à la confiance. Bientôt, assis entré Don Luis et Léonie, et les rassurant alternativement par un regard d'une inexprimable douceur, le vieillard apprit toute cette histoire de larmes et de sang. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Vous n'avez pas deviné, reprit Don Luis, vous avez inventé ! et cette invention prouve une imagination trop exercée, un coeur perverti. S'il y a ici un lâche séducteur, ce n'est pas moi, et ma présence est moins odieuse assurément que vos suppositions. ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON LUIS Je viens vous tuer, Don Juan. DON JUAN D’après ceci, vous êtes Don Luis ? DON LUIS Le cœur ne vous a pas trompé : ne gaspillons pas le temps, Don Juan ; il n’y a plus de place pour tous les deux sur la terre. DON JUAN En conclusion, señor Mejia, est-ce à dire que parce que je vous ai gagné le pari, vous voulez que la fête s’achève en allant nous battre ? DON LUIS Vous avez trouvé la raison : Nous avons parié la vie, force est maintenant de payer l’enjeu. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Depuis longtemps la jeune fille attendait le signal de l'entrevue dernière qu'elle avait accordée à Don Luis, et que le jardinier, gagné par l'espagnol, leur avait ménagée dans le parc ; avertie par le bruit des armés, elle voulait sans doute se jeter entre les combattans. Pendant que Fabrice et le jardinier s'efforçaient de secourir le mourant, Don Luis s'élança vers elle; mais Léonie vit aussitôt les taches du sang qui avait jailli sur ses vêtemens, et muette et pâle, elle demeura devant lui comme une apparition funèbre. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Le malade prit la main du jeune homme et la serra avec tendresse; Don Luis ému saisit à son tour la main de son père et la baisa respectueusement, puis, se rapprochant du lit, il se courba tout-à-fait sur le mourant dont la voix, qui n'avait presque plus de retentissement, s'affaiblissait de plus en plus. Se soulevant alors avec effort et se mettant lentement sur son séant, le malade parut chercher des forces. Sa respiration saccadée trahissait ses souffrances ”
Lucien Louis-Lande, Essais et Notices — Un Roman de mœurs espagnol
“ Don Luis d’abord, comme s’il cherchait à se convaincre lui-même, allègue le devoir, parle de dévoûment et de sacrifice ; mais la jeune femme est rebelle à toute raison, modestement elle avoue sa faiblesse, elle n’est pas assez pénétrée de Dieu pour consentir au sacrifice ; elle aime et veut aimer, l’abandon la tuerait. A s’expliquer ainsi, on finit toujours par s’entendre. Vient un moment où le pauvre Luis oublie ses pieuses résolutions, et lorsque Pepita, — est-ce trouble réel ou simplement coquetterie ? l’un et l’autre peut-être, — se réfugie dans son alcôve, fou d’amour il vole après elle. ”
Miguel de Cervantes Saavedra,
L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche
“ Ce qui vous reste à faire, seigneur Don Luis, c’est de vous résigner patiemment, et de reprendre le chemin de la maison, si votre grâce ne veut pas que son père, mon seigneur, prenne celui de l’autre monde ; car on ne peut attendre autre chose de la peine que lui cause votre absence. ”
Alexandre Dumas,
Œuvres d’Alexandre Dumas
“ Maintenant, seigneur Don Juan, écoutez un avis qu’il est de mon honneur de vous donner : Doña-Inès, comtesse d’Almeida, est une véritable Espagnole, hautaine et jalouse, portant toujours un poignard de Tolède à sa jarretière, et une fiole de poison à sa ceinture ; gardez-vous de l’un et de l’autre. DON JUAN. Merci ; mais, à mon tour, un mot, seigneur Don Luis : votre dernier enjeu valait mieux que tout ce que j’aurais pu mettre contre lui ; reprenez donc, je vous prie, cette bourse et cette agrafe ; quant au manoir de vos pères, je suis un fils trop pieux pour vous en déshériter. ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON JUAN C’est un long délai que vous me donnez ! mais remarquez : je tiens à vous avertir que je n’ai jamais été vous prier de me pardonner. Ainsi, ne soyez désormais tourmenté d’aucune inquiétude à mon sujet : car comme il a vécu jusqu’ici, vivra toujours Don Juan. SCÈNE XIII Les mêmes, moins DON DIEGO et DON GONZALO. DON JUAN Ah ! Nous voici tirés d’embarras, et l’homélie n’a rien qui doive surprendre : ce sont là sermons de famille, de ceux dont je n’ai jamais fait cas. Ainsi c’est dit, Don Luis : Doña Ana et Doña Inès sont l’enjeu. DON LUIS Et le prix est la vie. ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON LUIS Tu diras ce qu’il te plaira, mais je me porte beaucoup moins garant des femmes que de Don Juan. Et puisque le cas est extrême et la chose entreprise par deux fous, un fou intrépide fera bien, vis-à-vis d’un fou sans âme. PASCUAL Considérez bien ce que vous dites ; pensez que moi, je sers Doña Ana depuis qu’elle est née, et que demain vous serez son époux, Don Luis. ”
Jean Cathérineau, Le Paramaribo, roman maritime et de moeurs créoles (1866)
“ Les souvenirs étaient restés bons, seuls les hommes étaient bien changés! Don Luis était toujours le brave et loyal jeune homme, comme au temps où il était à NewYork avec ses amis; mais l'amour s'était emparé de son coeur ardent et passionné, il occupait toute sa pensée. . Georges et Boulinard étaient bien toujours les braves marins que don Luis avait connus autrefois ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON LUIS Jamais je n’eus telle inquiétude. Il me semble que cette nuit est une date fatale pour moi... et je ne sais quel vague pressentiment, quel désastre, redoute mon âme oppressée. Par Dieu, je n’ai jamais pensé que j’aimerais ainsi Doña Ana, et pour nulle autre je n’ai éprouvé ce que j’éprouve pour elle... Oh ! sur ma foi, ce qui m’épouvante, de Don Juan, ce n’est pas sa valeur, mais sa chance. Il semble que Satan le préserve dans tout ce qu’il entreprend. ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
“ Don Luis ne fut pas moins charmé que surpris de ce qu’il venait d’entendre, il se jeta aux pieds de ma maîtresse, et lui dit avec transport : Ah ! belle Aurore ; croirai-je en effet que je suis l’heureux mortel pour qui vous avez eu tant de bontés ? Que puis-je faire pour les reconnaître ? Un éternel amour ne saurait assez les payer. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Don Luis faible lorsqu'il s'agit de combattre ses passions , mais fort dès qu'il faut réparer le mal qu'elles ont fait, obéissant à une secrète et fatale puissance qu'il ne peut vaincre , mais à laquelle il ne voudrait pas se soumettre, est sans cesse sous le coup du déplorable arrêt de ce destin funeste qui lui permet bien de corriger — 8 - les suites d'une faute mais non de la prévenir, et accepte comme une juste expiation sa fin aussi tragique mais moins bizarre que celle du Don Juan puni . ”
“ Certes, le comte eût été acquitté si sa mort n’avait pas été résolue d’avance. Don Luis, qui pendant tous les débats était demeuré calme et impassible, écoutant les fausses déclarations et les imputations calomnieuses des témoins sans tressaillir et sans adresser un reproche à ces ingrats qui le sacrifiaient lâchement, se sentit ému malgré lui de la chaude parole de son défenseur ; il se leva, et lui tendant la main avec une grâce inimitable : — Merci, monsieur, lui dit-il ; je suis heureux, parmi tant d’ennemis, d’avoir rencontré un homme tel que vous. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ On dit que nous avons en nous une bonne et une mauvaise influence, un ange gardien et un mauvais ange: j'y crois! mais, chez moi, pourquoi l'ange gardien ne parle-t-il que lorsque le mauvais ange a parlé ? Pauvre Léonie! ajouta Don Luis en regardant sa pâle compagne, pauvre femme ! dont j'ai brisé la vie, pourras-tu jamais me pardonner de t'avoir ravie à une tendre famille , d'avoir rompu les liens chéris qui t'attachaient à elle? mon amour sera-t-il jamais capable de te faire oublier de telles, souffrances? ”
Jean Cathérineau, Le Paramaribo, roman maritime et de moeurs créoles (1866)
“ Nos malheureux navigateurs se crurent à leur dernière heure. Don Luis avait embrassé miss Lucy de ses bras, prêt à faire tous ses efforts pour la sauver. — Ah ! cher Luis ! dit Lucy, je crois que nous pouvons recommander notre âme à Dieu. — O ma bien-aimée! répondit Luis, dont le courage et le sang-froid augmentaient avec le danger, ô ma bienaimée! rassurez-vous, tout n'est pas désespéré. Peut-être Dieu nous permettra-t-il de nous sauver! ”
Charles de Mazade,
L'Espagne moderne
“ Qu’on prenne doña Clara, la jeune femme : elle a épousé don Luis, séduite par l’éclat qu’il fait dans le monde, et maintenant, jalouse du passé, elle se plaît à se montrer coquette avec son mari, comme pour mieux le retenir ; elle ne fait au contraire qu’éveiller sa défiance. Clara redouble de soins, d’attentions délicates, d’habileté ; don Luis redouble de diplomatie insidieuse, de réserve méfiante et d’efforts pour surprendre quelque intrigue cachée. Un passé vicieux les anime l’un contre l’autre et leur souffle sans cesse de mutuels soupçons. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Je préfère remonter un peu dans l'histoire de mon héros et raconter ses premières années; c'est d'ailleurs, un bon moyen de connaître un homme que d'interroger sa vie passée. Don Luis rigidement élevé par sa mère, grande dame d'Espagne , très-fière de ses aïeux et très-inquiète de sa postérité, fut envoyé à Salamanque où il fit ses études. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ MORALITÉ. 325 l'histoire de Don Luis ; lorsqu'il eut achevé son récit l'un des deux artistes s'écria : — Voilà le plus vertueux des hommes ! Les efforts de cet infortuné luttant généreusement contre la destinée ne sont-ils pas sublimes? et la justice tant vantée de la Providence, n'est-elle pas ici une imposture? à quoi sert-il donc d'être vertueux et bon? pourquoi réparerait-on le mal que. l'on a fait ? Cet homme prédestiné à toutes les fautes a eu le mérite de tous les repentirs, et cependant une inexorable fatalité, le frappant constamment, l'a poursuivi jusqu'au tombeau. ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
(1864)
“ Je m'aperçus, à ces paroles, que don Luis se troubla. Peut-on sans indiscrétion, reprit-il, vous demander le nom de la dame ? Comment, sans indiscrétion ? s'écria le faux don Félix; pourquoi vous ferais-je un mystère de cela? Me croyez-vous plus discret que les autres seigneurs de mon âge? Ne me faites point cette injustice-là. D'ailleurs, l'objet, entre nous, ne mérite pas tant de ménagement ; ce n'est qu'une petite bourgeoise. Vous savez bien qu'un homme de qualité ne s'occupe pas sérieusement d'une grisette, et qu'il croit même lui faire honneur en la déshonorant. ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON LUIS Nous avons donné, il y a quelque temps, dans une insigne folie : une gageure à qui des deux saurait faire pis avec meilleure fortune. Nous nous sommes tous deux conduits gaillardement, à qui mieux mieux ; mais c’est un Satan, et en fin de compte, il l’a emporté. J’ai opposé je ne sais quel mais ; nous avons dit je ne sais quoi à ce sujet ; et le fait est que lui, raillant orgueilleusement, me dit : « Et si cela ne vous agrée, puisque vous épousez dona Ana, je vous fais le pari que demain je vous l’enlève. » ”
Bachaumont, Rolande, étude parisienne (1873)
“ Don Luis était un Espagnol de Cuba, né et grandi sous les rayons du soleil des Antilles, et son coeur en avait reçu l'empreinte. Habitué dès l'enfance à n'avoir aucun contrôle à ses volontés, à voir ses moindres caprices réalisés, il n'était pas" homme à admettre pour son amour les obstacles que créent en Europe les convenances de la vie mondaine. ”
Jean Cathérineau, Le Paramaribo, roman maritime et de moeurs créoles (1866)
“ Oui! j'en fais le serment! répéta miss Lucy d'une voix pleine d'énergie. — 0 bonheur! exclama don Luis. Maintenant je puis braver tous les obstacles qui pourront s'opposer à notre union, à notre bonheur! Je serai fort, puisque je serai sûr de toujours posséder votre coeur! Ah! maintenant j'ai le levier avec lequel je pourrais soulever le monde, puisque j'ai votre amour! puisque j'ai cette puissance invincible qui triomphe de tout. — Calmez-vous ! don Luis, dit miss Paget ; il faut mettre du calme et de la raison en toutes choses. ”
James Fenimore Cooper,
Mercédès de Castille
“ Don Luis n’est pas coupable de l’illusion que se fait cette jeune Indienne. Je l’ai vu lui donner cette croix : c’était sur mer, pendant une tempête, et je conçus une idée favorable du zèle du comte pour le salut d’une âme plongée dans les ténèbres. Dans un pareil moment, il ne pouvait être question de mariage ; et une femme étrangère à nos usages était la seule qui pût y voir autre chose que le don d’un symbole religieux, qu’on espérait pouvoir être utile à un être qui n’avait jamais eu l’avantage ni de recevoir le baptême, ni d’assister aux offices de l’Église. ”
Gustave Aimard,
Les Flibustiers de la Sonore
“ Don Luis Êtes-vous ce comte Horace d’Armançay, à qui le président Santa-Anna vient d’accorder une concession de placers dans la Sonore ? Horace Précisément. Don Luis On parle de vous à Mexico, et l’on discute vos chances. Prenez garde à un nommé Sharp, un émissaire secret des États-Unis, chargé, dit-on, de créer une compagnie rivale. Horace On m’en a parlé... mais revenons à vous. Vous ne me demandez pas pourquoi si vous aviez eu des cheveux blonds et non des cheveux bruns, je vous eusse fraternellement embrassé ? Don Luis, souriant. Je vous l’ai déjà dit : j’attends. ”
Lucien Louis-Lande, Essais et Notices — Un Roman de mœurs espagnol
“ Aussi bien les divers caractères nous sont connus, l’intrigue est toute tracée, le dénoûment se devine ; la partie qui suit, de beaucoup la plus longue et la plus détaillée, n’offre pas le même intérêt. C’est un récit épisodique attribué au doyen, l’oncle de don Luis, qui l’écrit après coup, par manière de distraction et pour servir à l’occasion d’enseignement aux générations futures. L’excuse est naïve ; un romancier de profession eût su trouver aisément quelque expédient pour relier entre elles les deux parties de son œuvre. ”
Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy, Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)
“ Don Luis est un homme primitive- ment bon, que l'influencé et la forcé du sang, héritage dont la réalité, en fait d'instincts et de passions, ne peut pas être méconnue, amènent peu à peu aux écarts de la vie, aux conséquences du caractère de son célèbre aïeul ( j'ai voulu que Don Luis descendît de Don Juan) ”
José Zorrilla,
Don Juan Tenorio
“ DON JUAN Don Luis ! DON LUIS J’en ai vu assez, Don Juan, pour connaître quel usage tu peux faire de ton arrogante valeur. Qui frappe par derrière et s’humilie dans le danger est aussi vil que le larron qui vole et s’enfuit. DON JUAN Eh quoi ! ceci encore ! DON LUIS Et puisque la colère souveraine de Dieu unit, comme tu le vois, le père de Doña Inès et le vengeur de Doña Ana, considère la fin qui t’attend ici : car deux choses dans le même temps t’atteignent, la vengeance ici, et là-bas la justice. DON GONZALO Oh ! Je comprends à cette heure... Êtes-vous celui qui... ? ”
