Gabriel-Désiré Laverdant, Les renaissances de Don Juan : histoire morale du théâtre moderne… (1864)
“ Sans s'élargir jamais, il s'allonge indéfiniment. C'est un maigre aspirateur à l'infini par une seule corde de l'âme, l'amour sexuel ; et le poëte, déroulant sans mesure le catalogue de Sganarelle, ne peut mener son don Juan, sur ce dada indéfini, qu'au désespoir. Plus il s'alimente à ce courant rétréci et brûlé, et plus il s'appauvrit en s'exaspérant : c'est un grandiose monomane ; ce n'est plus un homme, il n'y a plus rien en lui à la ressemblance du fils de l'Homme, qui est l'humanité en sa plénitude intégrale. ”
