Gabriel-Désiré Laverdant

Résumé

Gabriel-Désiré Laverdant Aux habitants de l'île Bourbon… (1848)

« Nos armes, ce sont la raison, l'équité, la bonne foi. » Non, il n'y a, de ce côté là, ni loyauté, ni justice, ni sens commun. C'est bien réellement le dernier effort, la lutte désespérée d'un petit groupe d'hommes politiquement déconsidérés en Europe, et dont l'influence fatale va s'éteindre aux colonies. Leur politique, comme ils le disent eux-mêmes, est fausse et niaise, mais elle est encore coupable, mauvaise dans son principe et basse dans ses voies ; leur arme, c'est un sabre de bois trempé au dernier égout de l'esclavage païen.
Source : Gallica

Gabriel-Désiré Laverdant Aux habitants de l'île Bourbon… (1848)

L'homme, sur tout le globe, quand il fait oeuvre bonne, quand il remplit sa destinée, doit accroître et perfectionner sa production, raffiner ses sens, développer son intelligence, épurer son coeur, et resserrer de plus en plus les liens d'une association fraternelle. L'Angleterre a-t-elle le droit d'être bien fière, devant l'humanité et devant Dieu, d'un acte dont l'effet serait simplement de déplacer les centres d'activité et de richesse, et de laisser s'éteindre ces foyers de vie qu'un principe de gouvernement vicieux sans doute avait créés sous les zones torrides?
Source : Gallica

Gabriel-Désiré Laverdant Aux habitants de l'île Bourbon… (1848)

Créoles de Bourbon, que vont dire de vous vos ennemis? Que vont penser de vous vos amis ? Vous demandez des ministres de l'Évangile pour instruire le noir, pour le rendre digne de la liberté ; et s'ils remplissent leur ministère avec indépendance, vous les accablez d'insultes et vous les chassez du pays ! Voulez-vous donc qu'on dise que vous n'attendiez du prêtre que l'enseignement de la servitude ?
Certes, un acte d'un tel caractère rendrait les colons de Bourbon indignes de toute sympathie, si cet acte pouvait être attribué à la population blanche tout entière.
Source : Gallica

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