Marc Petit de Baroncourt, Première (-3e) Lettre à M. le duc de Broglie… (1843-1844)
“ Si l'esclavage est une machine primitive, grossière, dont les défauts sautent aux yeux, qu'on la redresse, nul ne s'y oppose. Mais la rompre pour joncher le sol de ses débris, c'est un acte de désorganisation et de barbarie. Est-il permis de jeter les yeux au delà de l'affranchissement? Ne voit-on pas que, si le jour de l'émancipation complète est la borne où s'arrête la philanthropie européenne pour se croiser les bras, ce n'est qu'une halte, un point de départ pour le nègre des Antilles. C'est de la présence du blanc qu'il aura soif de s'affranchir un jour ”
