France. Commission chargée d'examiner la proposition relative aux esclaves des colonies

Résumé

France. Commission chargée d'examiner la proposition relative aux esclaves des colonies Rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner la proposition de M. de Tracy… (1839)

Ce qui revient périodiquement, ce qui lui pèse, c'est le travail, ce travail qui l'étreint d'une main de fer et dont il ne peut se séparer. Pour lui, le travail est la condition et le malheur de l'esclave. Affranchissez-le sans l'avoir préparé à se convaincre que le travail doit être aussi l'apanage et est la consolation de l'homme libre , qu'arrivera-t-il? Comme le travail était pour lui une calamité pendant l'esclavage, il croira que la félicité de son état de libre est de ne s'y point livrer
Source : Gallica

France. Commission chargée d'examiner la proposition relative aux esclaves des colonies Rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner la proposition de M. de Tracy… (1839)

Cet état intermédiaire entre la servitude et l'indépendance ne lui a pas paru moins nécessaire pour préparer l'éducation de la population noire , et la mettre en état de supporter la liberté.
Tant que la servitude existe en son entier, le maître ne souffre pas que la puissance publique intervienne entre lui et son esclave. Lui seul le dirige, et l'esclave ne connaît que lui. Cela est de l'essence même de l'esclavage. On peut prévoir que, tant que l'esclavage n'est pas aboli, le Gouvernement doit trouver mille difficultés à arriver jusqu'au noir et à le préparer à la liberté.
Source : Gallica

France. Commission chargée d'examiner la proposition relative aux esclaves des colonies Rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner la proposition de M. de Tracy… (1839)

On a quelquefois prétendu que l'esclavage des nègres avait ses fondements et sa justification dans la nature elle-même. On a dit que la traite avait été un bienfait pour la race infortunée qui l'a subie; et que l'esclave était plus heureux dans la tranquille paix de la servitude, qu'au milieu des agitations et des efforts que l'indépendance amène. La Commission n'a pas, Dieu merci, à réfuter ces, fausses et odieuses doctrines. L'Europe les a depuis longtemps flétries; elles né peuvent servir la cause des colonies, et ne sauraient que nuire à ceux des colons qui les professeraient encore.
Source : Gallica

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