Résumé

Adolphe Jollivet Analyse des délibérations et avis des conseils coloniaux et des conseils spéciaux sur l'abolition… (1842)

Le Gouvernement, au surplus, a sans doute le droit de se rendre amiablement acquéreur des esclaves pour les affranchir. Il peut amortir l'esclavage comme, il amortit sa dette; mais les colons ne sauraient, même
dans ce cas, rester insensibles aux conséquences d'un tel amortissement, qui ne résoudrait que la question de l'indemnité, et point du tout celle de là sécurité, de la conservation du travail, en un mot de la transformation sociale qui est l'essence de la question.
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Analyse des délibérations et avis des conseils coloniaux et des conseils spéciaux sur l'abolition… (1842)

Le Conseil colonial est loin d'être convaincu que l'esclavage soit pire que le prolétariat; il est loin de voir du même oeil que les philanthropes, une institution qui met le pauvre et le faible sous la protection et à la charge du riche et du fort, en même temps qu'il assure à celui-ci, le concours que réclame en sa faveur le progrès social intéressé à la stabilité en toutes choses.
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Analyse des délibérations et avis des conseils coloniaux et des conseils spéciaux sur l'abolition… (1842)

Il est presque sans exemple qu'un maître ait refusé à un esclave la faculté de se racheter ; le pécule est dans l'usage, s'il n'est pas dans la loi ; cependant bien peu d'esclaves se rachètent.
L'État se trouverait un jour forcé de racheter un grand nombre d'esclaves, sous peine de voir l'esclavage se perpétuer pendant de longues années ; ou bien il serait injuste envers les propriétaires, s'il les dépouillait sans indemnité d'une propriété légitime et légale.
Source : Gallica

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