Cyrille-Charles-Auguste Bissette,
A M. Étienne Arago. Paris, le 12 août 1846…
“ Elle est vidée pour la conscience nationale. — Personne aujourd'hui n'ose contester que l'esclavage ne soit une violation de toutes les lois divines et humaines. Les défenseurs même des colons avouent que c'est un crime, le crime de la métropole, le crime de tout le monde. Mais il ne sera peut-être pas superflu de montrer combien il importe à la France, aux colonies, et aux maîtres comme aux esclaves, que l'émancipation soit accomplie dans le plus bref délai. Avant tout il est incontestable que chaque année, chaque jour de retard est un déni de justice pour les Noirs. ”
