Cyrille-Charles-Auguste Bissette

Cyrille-Charles-Auguste Bissette

Résumé

Portrait de Cyrille-Charles-Auguste Bissette Cyrille-Charles-Auguste Bissette A M. Étienne Arago. Paris, le 12 août 1846…

Elle est vidée pour la conscience nationale. — Personne aujourd'hui n'ose contester que l'esclavage ne soit une violation de toutes les lois divines et humaines. Les défenseurs même des colons avouent que c'est un crime, le crime de la métropole, le crime de tout le monde.
Mais il ne sera peut-être pas superflu de montrer combien il importe à la France, aux colonies, et aux maîtres comme aux esclaves, que l'émancipation soit accomplie dans le plus bref délai.
Avant tout il est incontestable que chaque année, chaque jour de retard est un déni de justice pour les Noirs.
Source : Gallica

Portrait de Cyrille-Charles-Auguste Bissette Cyrille-Charles-Auguste Bissette A M. Étienne Arago. Paris, le 12 août 1846…

Quel est le plus grand intérêt de la nation ? Le maintien de sa force d'opinion, de son honneur. La France est puissante dans le monde par sa réputation d'équité et de générosité plus encore que par le nombre de ses citoyens et par le courage de ses soldats. Ce qui nous place à la tête des peuples, ne l'oublions jamais, c'est que l'on voit en nous une nation disposée à se dévouer aux nobles causes, aux grandes idées de la civilisation moderne.
Or; dans la question de l'abolition de l'esclavage, l'Angleterre nous a devancés.
Source : Gallica

Portrait de Cyrille-Charles-Auguste Bissette Cyrille-Charles-Auguste Bissette A M. Étienne Arago. Paris, le 12 août 1846…

Eh bien, pensez-vous maintenant, Monsieur, que les intérêts des hommes de couleur ne devraient être débattus que par M. Schoelcher ? Que les hommes de couleur tombent naturellement dans son domaine ? Que ces nègres, ces mulâtres, ces métis, ces griffes lui appartiennent par droit de dévouement ? Qu'il a dévoué sa vie à leur émancipation ? — Etes-vous édifié, et ces citations puisées dans les écrits de votre ami suffisent-elles pour vous désabuser de vos erreurs, et vous prouver que nos intérêts peuvent être confiés en de meilleures mains que les siennes ?
Source : Gallica

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