Résumé

J.-B. Le Pelletier-Duclary Du Travail libre et du travail forcé aux colonies françaises… (1841)

Est-ce dans notre société; où le travail forcé garantit tous les individus contre la. nécessité, qu'on voit tant de gens qui, pressés par la misère, s'asphyxient, demandent la bourse ou la vie sur les grandes routes, ou vont se jeter à la Seine? Est-ce dans notre société, où le travail forée fournit à chacun son pain quotidien, assure à chacun un abri pour reposer sa tête, que le magistrat, fermant son coeur à la pitié, est obligé de punir celui qui mendie une chétive nourriture, celui qui
erré sans asile ?
Source : Gallica

J.-B. Le Pelletier-Duclary Du Travail libre et du travail forcé aux colonies françaises… (1841)

On nous demandera peut-être comment on peut d'avance prédire au gouvernement un naufrage, lorsqu'il est éclairé par l'exemple de l'Angleterre, et plus encore par celui du maître, dont il a étudié l'administration avant de se mettre à sa place. Nous répondrons que l'esclave et le maître naissent, vivent et meurent sous le même toit; que chacun se rend compte de bonne heure de sa position respective, s'y assouplit insensiblement, et en remplit réciproquement les devoirs.
Source : Gallica

J.-B. Le Pelletier-Duclary Du Travail libre et du travail forcé aux colonies françaises… (1841)

Le colon,même en présence de toute l'économie apportée à la main d'oeuvre par les procédés mécaniques, était tenu de nourrir, de soigner et de loger l'ouvrier esclave. La jouissance des droits de l'homme procurera-t-elle à ce dernier l'occasion de travailler ( à supposer qu'il le veuille) ?. L'empèchera-t-elle de mourir de faim, lorsqu'il n'aura plus un maître qui récompensera son labeur en subvenant à tous ses besoins? Il faudra donc qu'il fasse comme l'ouvrier de la métropole, qu'il couche sur la borne, dans la rue, et qu'il mette le paupérisme à l'ordre du jour.
Source : Gallica

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