J.-B. Le Pelletier-Duclary Conseil colonial de la Martinique…

L'esclavage étant fondé sur la loi naturelle qui est le résultat de la force physique et morale de certains hommes sur d'autres, existe chez tous les peuples où il n'y a pas de société organisée. L'Afrique est un pays à esclaves. L'Africain esclave d'après le droit naturel, au lieu de rester à la merci d'un vainqueur barbare, est venu, sans changer de condition, profiter de la civilisation coloniale. D'où il suit que la véritable philantropie devrait encourager la traite au lieu de la proscrire, car c'est elle qui a préparé les premières voies de la moralisation pour les nègres.
Source : Gallica

J.-B. Le Pelletier-Duclary Du Travail libre et du travail forcé aux colonies françaises… (1841)

Est-ce dans notre société; où le travail forcé garantit tous les individus contre la. nécessité, qu'on voit tant de gens qui, pressés par la misère, s'asphyxient, demandent la bourse ou la vie sur les grandes routes, ou vont se jeter à la Seine? Est-ce dans notre société, où le travail forée fournit à chacun son pain quotidien, assure à chacun un abri pour reposer sa tête, que le magistrat, fermant son coeur à la pitié, est obligé de punir celui qui mendie une chétive nourriture, celui qui
erré sans asile ?
Source : Gallica

J.-B. Le Pelletier-Duclary Conseil colonial de la Martinique…

M. de Tocqueville ne veut pas (chose inouïe dans un législateur,) que la race nègre soit préparée à l'indépendance ; il reconnaît les vices de cette race, et les attribue, non à son infériorité, mais à l'esclavage. Croire que la liberté seule peut la perfectionner, c'est professer une erreur que tous ceux qui ont habité: les colonies et observé les moeurs de la race noire peuvent relever; car le nègre esclave est encore moins dissolu, plus laborieux, et peutêtre plus prévoyant que le nègre libre. Il est surtout plus laborieux, car c'est lui qui la plupart du temps nourrit le nègre libre.
Source : Gallica

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