Gaston Bonet-Maury

Résumé

Gaston Bonet-Maury Revue des Deux Mondes

À défaut de rois ou d’empereurs, la France du moins peut citer avec fierté des citoyens qui dénoncèrent, sans se lasser, le fléau de l’esclavage et de la traite à l’indignation de l’opinion et des pouvoirs publics. L’abbé Grégoire, par ses écrits sur la littérature des nègres (1810) , sur la traite des noirs et des blancs et sur les peines infamantes à infliger aux négriers (1816) contribua largement à rendre populaire la cause de l’abolition. Puis le duc Victor de Broglie, pair de France, entra en scène et fut le premier qui, dans un Parlement européen, éleva la voix en faveur des esclaves.
Source : Wikisource

Gaston Bonet-Maury Revue des Deux Mondes

À dater du 7 janvier 1853, l’esclavage cesserait d’exister dans toutes nos colonies. On devait, tout en les maintenant dans la condition d’esclaves, c’est-à-dire sous l’autorité de leurs maîtres, prendre de sérieuses mesures pour les éduquer, les encourager au mariage et au travail : à cet effet, les articles V à XII du projet de loi leur accordaient la capacité d’acquérir des biens meubles, de les gérer et de les transmettre à leurs héritiers ; tout esclave pouvait racheter les années de travail gratuit, à prix débattu.
Source : Wikisource

Gaston Bonet-Maury Revue des Deux Mondes

Ou bien, le nègre émancipé ne voudra plus travailler : le travail est devenu pour lui synonyme de servitude ; et il pense que l'oisiveté est le signe de la liberté : « Donne-nous des esclaves, on homme libre ne travaille pas, » telle fut la première demande des nègres délivrés du joug de Samory au gouverneur de la Guinée, qui leur montrait le drapeau français, symbole de leur liberté. La plupart de ces fugitifs ou de ces émancipés sont enclins à n'user de leur liberté que pour ne rien faire et n'imiter que les vices des Européens.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature