Kayes

Définition et enjeux

André Petit,  Mon voyage au Soudan français de Dakar… (1922)

“ Kassonkés, Bambaras, Peulhs, Ouassoulounkés, Maures, Toucouleurs, Mossis, Ouoloffs, etc..., se frôlent partout : Kayes est un vrai carrefour où se coudoient toutes les races, ou presque, de l'A. O. F. ; c'est une ville très cosmopolite quant à sa population nigritienne.
A la tombée de la nuit, les rues de Kayes retentissent d'un cri étrange poussé par des
petites filles qui déambulent, une grosse calebasse sur la tête.
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Frey Henri Frey,  Campagne dans le Haut-Sénégal et dans le Haut-Niger… (1888)

“ Aussitôt surgissent de la terre, des eaux, de toutes parts, des légions innombrables de moustiques affamés, impitoyables, qui s'abattent sur lui, le harcèlent sans trêve ni merci, et changent ces heures de repos tant désirées en heures de souffrances.
Enfin Kayes est signalé! Le moment du débarquement approche! Accablés par les insomnies, les hommes poussent un long soupir de soulagement. Hélas! leurs peines ne sont pas finies! Kayes
ne possède ni caserne ni baraquement pour recevoir ces troupes!
”
Source : Gallica

Atlas colonial illustré... (1903)

“ Pendant la saison des pluies (du 15 août au 10 septembre) , les navires de Bordeaux accostent les quais où des milliers de travailleurs noirs déchargent jour et nuit les steamers. Kayes devient alors un centre de ravitaillement et d’approvisionnement pour toute la colonie. Son nom lui vient des kayes ou roches, placées un peu en amont, qui arrêtent la navigation fluviale pendant les basses eaux.
Rufisque, port et chef-lieu de cercle, à l’est de l’îlot de Gorée et de Dakar; station du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis. Population, 8091 habitants, dont 1 000 Européens.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature