Résumé

Le livre d'or des peuples : Plutarque universel… (1865)

Ah ! c'est qu'on peut le dire, c'était un père que perdait l'Amérique, libre grâce à son dévouement ; c'était un homme de génie que le Ciel reprenait, non pas un de ces génies qui planent dans des régions inaccessibles aux masses, mais un de ces génies familiers, pour ainsi parler, aux gens d'esprit élevé comme aux simples d'esprit, aux âmes honnêtes comme aux intelligences rompues aux secrets de la science! C'était l'homme et le cœur de tout le monde qui s'éteignait et cessait de battre; ce fut la vie de chacun qui se trouva comme suspendue au moment où Franklin rendit le dernier soupir.
Source : Gallica

Le livre d'or des peuples : Plutarque universel… (1865)

Le monde n'était plus le globe d'or qui tenait dans la main féodale de l'empereur d'Occident, c'était à l'avenir ce morceau de bois sculpté, cette lettre si petite, si grêle que Gutemberg faisait sauter entre ses doigts. La force motrice de la terre était déplacée; elle passait des mains de la matière aux mains de l'esprit, et elle y passait décuplée, centuplée ; elle y passait pour toujours, invincible désormais.
Gutemberg, transporté de joie, ne se possédant plus, fit vendre aussitôt tous ses biens de Mayence, afin de pouvoir transformer son atelier de graveur en atelier de typographe.
Source : Gallica

Le livre d'or des peuples : Plutarque universel… (1865)

La gloire, la postérité, qu'est-ce que c'est que ça ? Vous espérez l'une, vous luttez pour l'autre; tout votre soin est de ne pas vous aliéner celle-ci, de ne pas compromettre celle-là ; vous n'aspirez plus à être mais à paraître, vous laissez là votre conscience, votre moi, pour prendre une attitude, vous faire un masque, étudier un rôle; plus de visage, une grimace; plus de pensée, la mémoire; et vous vous croyez un homme grand! Allons donc! vous n'êtes pas même un homme libre !
Source : Gallica

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