Résumé

Joseph Fabre Les Libérateurs, ou l'Héroïsme civique en action… (1882)

Plutôt mourir que perdre la liberté. » — « Eh, reprit Cassius, quel Romain ne préférerait
la mort de César à la mort de Brutus? Ne vois-tu pas que tu es l'homme sur qui comptent tous les gens de cœur?
» Ce Brutus qui délivra Rome des rois t'a légué en héritage le soin de délivrer Rome d-e César. Mais peut-être aimes-tu trop César? »
— « César m'aime, répondit Brutus, et j'aime César; mais j'aime Rome davantage. »
- « Eh bien, Brutus, si tu penses qu'il y a quelque chose à faire pour la patrie, sache que nous sommes plusieurs qui pensons de même. Sois le chef ; nous serons les soldats. »
Source : Gallica

Joseph Fabre Les Libérateurs, ou l'Héroïsme civique en action… (1882)

Ce que Spartacus tenta en faveur des esclaves contre les Romains, Caton et Marcus Brutus le tentèrent en faveur des Romains contre César.
Caton avait sucé avec le lait la haine de la tyrannie.
Il n'avait que quatorze ans lorsque, se promenant avec son précepteur, il aperçut une poignée de proscrits que Sylla, devenu le maître dans Rome, faisait conduire à la mort.
— « Eh, dit l'enfant, comment se fait-il que quelqu'un n'entreprend pas de tuer ce Sylla? »
— « Parce qu'on le craint encore plus qu'on ne le déteste, » répondit le précepteur.
Source : Gallica

Joseph Fabre Les Libérateurs, ou l'Héroïsme civique en action… (1882)

Si l'on veut voir où mène l'esprit de liberté joint à l'esprit de légalité, qu'on considère comment s'est fondée la grande république des États-Unis d'Amérique.
Si l'on veut connaître une grande âme de citoyen, qu'on envisage, à la suite des Timoléon et des Caton, ce Washington dont j'ai eu tant de plaisir à évoquer ici l'image.
Quelqu'un dira : « A quoi bon un livre sur des personnalités étudiées dans tant de livres? »
Je répondrai :
« Pour l'art, il n'y a pas de vieux sujets; il y a des sujets éternels.
»
Source : Gallica

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