Gaston Boissier,
Cicéron et ses amis
“ On a bien raison d’admirer la clémence de César, et les éloges qu’on en fait sont mérités. Au milieu des guerres sans pitié de l’ancien monde, c’est la première fois qu’on voit luire un rayon d’humanité. Aucun doute n’était encore entré dans l’âme d’un vainqueur sur l’étendue de ses droits ; il les croyait sans limites et les exerçait sans scrupule. Qui songeait, avant César, à proclamer et à pratiquer le respect du vaincu ? Il fut le premier qui annonça que sa vengeance ne survivrait pas à sa victoire et qu’il ne frapperait pas un ennemi désarmé. ”
