Franz de Champagny,
Les Césars. Edition 3, Tome 1
(1859)
“ « Ni le courage, ni le désir ne me manqueront pour tuer César ; » enfin il écrivait à Tibère : « Ne te laisse pas aller à la vivacité de ton âge, et ne t'irrite pas trop si on dit du mal de nous ; c'est bien assez si on ne nous en fait pas. » Le pouvoir d'Auguste fut certainement le plus doux que Rome eût encore subi ; parmi tant d'hommages que la flatterie lui adressa, il en est un, rare dans l'antiquité, et qui donne une noble idée de sa politique : le jour où Auguste rentrait dans Rome, on ne faisait périr aucun criminel. Nulle popularité ne fut plus glorieuse et plus manifeste. ”
