Léonard Marie Corentin Guyho

Résumé

Léonard Marie Corentin Guyho Deux révolutions, deux républiques… (1876)

C'est ainsi qu'on entraîne les foules à une émeute, parfois triomphante. Mais ce n'est pas ce délire bruyant qui sert à résoudre le problème des grandes Républiques, et qui amène, sans effusion de sang, le triomphe de la raison. — Rêver la résurrection d'Athènes peut être très classique ; mais l'Athènes de Socrate dort aujourd'hui dans la poussière de ses ruines ; l'Amérique au contraire pousse de tous côtés des racines pleines de vie, et c'est de la vie surtout, que, — nous aussi, — nous voulons pour notre République !
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho Deux révolutions, deux républiques… (1876)

S'il est un droit qui tienne profondément au coeur des Américains, une habitude qui soit entrée pour ainsi dire dans leur tempérament, une liberté qui ait contribué chez eux au maintien et à l'affermissement des institutions républicaines, c'est le droit, l'habitude et la liberté des réunions publiques. Aux Etats-Unis, qu'il s'agisse de commerce, d'industrie ou de gouvernement, on se réunit.
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho Deux révolutions, deux républiques… (1876)

Voilà l'Amérique avec ses qualités plus solides que brillantes. Pour ceux, au contraire, qui sont attirés par l'éclat de quelques grands hommes dont le nom reste synonyme d'éloquence, de passion et d'audace révolutionnaire, le génie français garde sa supériorité. — Ainsi, la figure, pourtant si accusée, de Patrick-Henry, disparaît pour ainsi dire devant le resplendissement de Mirabeau, laideur imposante, l'ironie sur les lèvres, l'éclair dans les.yeux, le geste irrésistible, le Dieu même de l'Eloquence.
Source : Gallica

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