Résumé

M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Une génération, c’est-à-dire une société tout entière qui en remplace une autre, entre naturellement en possession des biens laissés par ses prédécesseurs, mais sans succéder aux charges dont ils pouvaient l’avoir grevée et qui se sont éteintes avec eux. Cette génération, cette société nouvelle n’est soumise à aucune autorité supérieure en état de créer une succession politique. Nul ne peut lui imposer des dettes qu’elle n’a pas contractées, des engagemens qu’elle n’a pas pris, des lois qu’elle n’a pas faites, et dont le droit naturel l’affranchit.
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M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Dans la révolution américaine, aucun orateur n’a joué un aussi grand rôle que Jefferson, Franklin et Washington. La dissémination des assemblées locales, les règlemens du congrès, le caractère particulier de cette révolution, qui dut sa victoire non à une lutte intestine de classes et de partis, mais à une guerre étrangère, s’opposaient à ce qu’un homme d’état conquît la première place en Amérique par la puissance de la parole. Chaque province, chaque ville avait son tribun. Les États-Unis n’avaient point de tribune nationale d’où un orateur pût parler au pays tout entier.
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M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Jefferson ne confondait pas la neutralité et l’indifférence. Tout en reconnaissant en principe que « les États-Unis ne devaient prendre aucune part aux querelles de l’Europe, mais vivre en paix et en relations commerciales avec tous les peuples, » il pensait que son pays pouvait et devait avoir des préférences diplomatiques, aimer ses amis, haïr ses ennemis et le leur prouver pacifiquement. Il ne comprenait pas que l’on songeât en Amérique à « mettre le commerce de la France et de l’Angleterre sur le même pied. »
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