Résumé

M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Entré à vingt ans dans l’état-major de Washington, Hamilton s’était formé au milieu des camps, sous la tente du général en chef, dans ces sphères supérieures de la carrière des armes où l’esprit, pour peu qu’il soit grand, s’habitue à voir les événemens de haut et dans leur ensemble, à saisir le lien entre l’organisation des sociétés et le sort des batailles, à combiner les mouvemens des armées avec l’action des pouvoirs publics. Les préoccupations de la guerre l’avaient conduit à celles de la politique ; la passion du bon gouvernement était née en lui de l’impatience de vaincre.
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M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Sous la direction de Washington, de Franklin, de Hamilton, de Madison, de Gouverneur Morris, elle fit cette admirable constitution, qui, depuis plus de soixante ans, règle les destinées de l’Amérique. La nouvelle loi fondamentale entra en vigueur le 4 mars 1789, et Washington, porté à la présidence par le vœu unanime de ses concitoyens, accepta la mission de mettre en mouvement la puissante machine politique que la convention de Philadelphie avait créée. C’est cette grande réforme du gouvernement des États-Unis que l’on a quelquefois appelé en Amérique la révolution de 1789.
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M. Cornelis de Witt Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…

Pour fonder le gouvernement de l’Union, pour lui faire traverser la crise produite par la révolution française, la démocratie américaine avait senti le besoin de remettre ses intérêts entre les mains des hommes les plus dignes et les plus capables de la conduire ; mais le gouvernement fondé, le danger passé, Washington mort, elle avait cédé à ses penchans : elle avait remplacé ses sages conseillers par des amis plus complaisans et plus agréables, elle avait donné l’empire à ses flatteurs et à ses favoris.
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