Théodore Stanton,
Revue des Deux Mondes
“ Pourtant, M. Wilson avoue qu’il trouve en Bagehot « une grande lacune ; » et c’est ici que le président, cessant d’être anglomane, devient véritablement américain. Bagehot, dit-il, n’a aucune sympathie pour cette grande masse muette du peuple, tous ces êtres inconnus ; il n’a pas cette foi dans le droit et dans les capacités de cette majorité sans voix, qui est la caractéristique du vrai démocrate ; il n’a pas le courage héroïque d’accepter la compétence et l’aptitude politique du peuple tout entier ; il voit la démocratie en détail, et vue de cette façon, elle devient une question perplexe. ”
