Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1915

Le devoir le plus strict d’un ambassadeur est de ne pas se mêler aux affaires intérieures du pays où il est accrédité : son caractère diplomatique, qui lui assure tant d’autres avantages, le lui interdit. Il doit, plus que personne, respecter les lois de ce pays au lieu de les violer. Que dire dès lors de cet étrange docteur Dumba qui n’hésite pas à demander de l’argent à son gouvernement pour fomenter, par la corruption, des troubles en Amérique et y porter personnellement atteinte à la liberté du travail ?
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1915

Tout ce que nous en dirons est que, depuis un an, les Américains se sont aperçus qu’ils ne connaissaient pas très bien les Allemands et ont appris à les mieux connaître. Quelle que soit sa patience, on sent une irritation grandissante dans les froides notes de M. Wilson et cette irritation est encore plus grande dans un pays qui a l’esprit prompt et l’âme chaude. Certes, l’Amérique est pacifique, elle l’est profondément et la guerre qui se déchaîne aujourd’hui sur l’ancien monde n’est pas de nature à modifier chez elle un sentiment aussi légitime
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1915

On en a eu, en Amérique, depuis le commencement de la guerre, des preuves fréquentes et frappantes, que les citoyens d’origine germanique sont demeurés foncièrement germains. Ils forment aux États-Unis une colonie compacte qui est une sorte d’État dans l’État et quand il s’agit d’obéir à l’autorité américaine ou à celle de l’ambassadeur d’Allemagne ou d’Autriche, ce problème de casuistique est déjà tout résolu dans leur conscience.
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