Résumé

T. de Wyzewa Revues étrangères - Les Souvenirs de guerre d'un attaché d'ambassade américain

A Boissy, à Montmirail, hommes et choses attestaient la violence meurtrière de batailles semblablement terminées par la retraite des troupes allemandes. Mais toujours M. Wood et ses compagnons avaient l’impression que le véritable centre et « foyer » de la bataille ne pouvait pas être là, et que, malgré l’énormité de leurs pertes, les Allemands ne s’étaient ainsi retirés qu’en raison d’une grave défaite subie quelque autre part. Il s’agissait donc, pour les voyageurs américains, de découvrir ce « foyer » principal d’une défaite allemande qui, dorénavant, ne laissait plus aucun doute.
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Ils se sont montrés plus allemands que les Allemands dans la manière dont leur organisation a soutenu le choc le plus forcené de la lutte, à tel point que c’est la machine de guerre allemande qui a fini par céder pied. Sur ces plateaux et ces plaines de la Marne, une victoire a été remportée, dont tout l’honneur ne revient qu’à la France. Par où je n’entends certes pas déprécier le mérite militaire des Belges, ni des Anglais : le peu d’importance relative de leur rôle dans cette bataille a tenu simplement à leur petit nombre.
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On sait que, dès le début de la présente guerre, l’Allemagne et l’Autriche ont prié l’ambassadeur des États-Unis à Paris, M. Myron T. Herrick, de prendre en mains les intérêts des innombrables sujets de ces deux empires qui, — moins renseignés ou plus lents à se mouvoir qu’une foule de leurs compatriotes déjà « rapatriés, » — se trouvaient encore à ce moment sur notre sol français.
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