Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 octobre 1914

C’est alors qu’a commencé sur l’Aisne cette seconde bataille, qui dure depuis un mois et n’est pas encore terminée au moment où nous sommes. On était surpris autrefois par l’offensive de l’ennemi, on l’est aujourd’hui par sa défensive ; mais la surprise est d’une autre sorte : elle oblige à s’armer de patience. Au lieu de livrer une bataille dans l’ancienne acception du mot, nous avons à faire un siège, et un siège aussi interminable par l’étendue du front assiégé, que par la durée de la résistance.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 octobre 1914

Si la guerre met cruellement à nu les plus mauvais instincts de la bête humaine, elle développe aussi chez l’homme civilisé les plus hautes qualités du cœur, exalte le patriotisme, pousse au sacrifice de soi-même et, dans un grand pays, réalise, au moins pour un moment, l’union de tous dans une même pensée et un même sentiment. C’est alors que la générosité foncière d’une race se retrouve et se manifeste.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 octobre 1914

Il fallait aller vite, et, vouloir forcer la frontière française, hérissée de forteresses, aurait amené « une grosse perte de temps. Cette perte de temps, continue le ministre, aurait été autant de temps gagné par les Russes pour amener leurs troupes sur la frontière allemande. Agir avec rapidité, voilà le maître atout de l’Allemagne ; celui de la Russie est d’avoir d’inépuisables ressources en soldats. » On ne saurait refuser aux hommes d’État allemands l’art des formules lapidaires qui enferment beaucoup de sens en peu de mots.
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