Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 novembre 1914

La confiance de nos-hommes reste la même : les Allemands ne sont pas passés, ils ne passeront pas.
Leur plan, on le sait, est de gagner Calais à tout prix et de s’en emparer de vive force. Ils croient qu’une fois là, ils menaceront plus sérieusement l’Angleterre et que, maîtres de la côte sur une longue étendue, avec des points d’appui comme Anvers, Dunkerque et Calais, ils donneront une base solide aux projets d’invasion dont leur imagination exorbitante, colossale comme ils aiment à dire, s’est depuis quelque temps enivrée.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 novembre 1914

Faut-il répéter encore que, dans une guerre comme celle qui se poursuit sur des fronts de plusieurs centaines de kilomètres et avec des armées qui n’ont pas les unes avec les autres une liaison parfaite, après avoir avancé sur un point, on peut être amené à reculer sur un autre, sans que le succès d’ensemble en soit compromis ? Il entre d’ailleurs dans les traditions de la stratégie russe de reculer de parti pris pour amener l’adversaire sur un champ de bataille choisi d’avance et où les chances de victoire sont plus grandes.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 novembre 1914

Pendant que l’Angleterre, trop fidèle à de vieilles habitudes d’esprit, continuait à se préoccuper du péril que pouvait lui faire courir un tunnel sous-marin entre la France et elle, — tunnel qui, en ce moment, serait si précieux pour les deux pays, — un péril beaucoup plus réel, beaucoup plus sérieux, la visait sur la mer et dans les airs et, sur son territoire même, l’espionnage allemand, avant-coureur des armées, s’était infiltré partout profondément.
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