“ Sylvain pointa son fouet vers la tour des halles d’Ypres, effilée comme un trait d estompe sur le fond gris du ciel. Sans répondre, les vieux tournèrent leur charrette, et le médecin fouetta Cocotte, les dents serrées, les yeux pleins d’eau, tandis que Philippe se détournait, silencieux et pensif. Depuis la victoire de la Marne, on se croyait sauvé. Mais le siège d’Anvers, l’incursion des uhlans, les récits des blessés belges, qui venaient s’échouer à Ypres, éveillaient l’inquiétude et donnaient à craindre de nouveaux combats. ”
Ypres
Définition et enjeux
Ypres, évêché titulaire en Belgique, incarne un héritage historique et architectural marqué. De Maximilien Blieck à Abraham Hans, les auteurs ont analysé ses métamorphoses, allant de la dévastation causée par les conflits aux récits de sa prospérité médiévale.
Goethe évoque sa chute sous les bombes allemandes, tandis que Gourdault met en lumière son ancienne splendeur commerciale. Ces perspectives révèlent une ville emblématique, liée à des thèmes comme ceux de Bruges ou de Gand, dont l’histoire est gravée dans ses ruines et ses récits.
Citations sur “Ypres”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ Je rapporte comme la troupe grossit en chemin ; comme les habitants d’Ypres lui ouvrent leurs portes ; comme elle dévaste la cathédrale, avec une incroyable rapidité, et brûle la bibliothèque de l’évêque ; comme une grande foule de peuple, saisie du même délire, se répand sur Menin, Comines, Werwick, Lille, ne trouve de résistance nulle part, et comme, en un moment, cette monstrueuse conjuration se déclare et s’accomplit dans la Flandre presque tout entière. ”
Jules Gourdault, L'Europe pittoresque, pays du nord… (1892)
“ Une autre cité morte, mieux scellée encore, s'il se peut, sous la pierre tombale, c'est Yperen ou Ypres, un simple chef-lieu d'arrondissement du bassin de l'Yser, qui fut autrefois la rivale de Bruges et de Gand. Sa prospérité avait même devancé celle des autres communes flamandes. Dès la fin du xiie siècle, elle avait ses chartes d'affranchissement, ses immunités qui faisaient d'elle la plus grosse officine des Flandres. Ses rivières canalisées la reliaient à la mer. Ses foires étaient le rendez-vous de toutes les nations ”
Various, La Belgique héroïque et martyre
“ L'éloquence du passé était tellement persuasive à Ypres! La Grand'Place longue et large à la mesure d'un peuple d'habitants, le beffroi géant, les halles démesurées, la cathédrale immense, parlaient au moins sensible. Et les habitations jadis somptueuses partout debout proclamaient l'évolution des styles dans l'art de bâtir, depuis la façade de la rue de Lille, la Boucherie gothique et l'antique «Gasthuys» Belle, jusqu'aux logis datant des règnes de Louis XV et de Louis XVI attestant au milieu des vicissitudes, la persistance d'une vie locale florissante. ”
“ À tout instant, le train s’arrêtait pour laisser passer des convois de soldats et de munitions. Tous les chemins débordaient de fuyards : hommes, femmes et enfants étaient chargés de paquets, fatigués et inquiets, c’étaient jadis des gens aisés maintenant chassés des villes et villages de la vallée de l’Yser ou d’Ypres où la bataille faisait rage. L’oncle Charles avait été le témoin oculaire de la destruction de l’antique cité d’Ypres par les canons Allemands, qui y pulvérisèrent les superbes halles, la glorieuse cathédrale et tant de merveilleux immeubles. ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 2/4)
“ Ypres, Courtray, Bergues, Cassel, Poperinghe et Bourbourg avaient embrassé successivement la cause des communes flamandes. A Ypres, Philippe d'Artevelde harangua le peuple du haut d'une tribune qui avait été élevée sur la place du marché; à Courtray, il présida à l'élection des nouveaux échevins. Lorsqu'il rentra à Gand, tous les bourgeois se rendirent au devant de lui en le saluant par de longues acclamations. ”
Alphonse Nicot, La Grande guerre (1914-1915) (1915)
“ De plus, il caressait un autre rêve. Ypres était la métropole du petit morceau de Belgique demeuré aux mains des Belges. Tant que ceuxci possédaient encore un lambeau de leur territoire, il n'y avait pas moyen de proclamer l'annexion du pays. Mais, une fois Ypres pris, la Belgique entière était au pouvoir des Allemands, et le kaiser Guillaume pouvait se faire couronner roi de Belgique. Oui, il avait conçu ce rêve de mégalomane, ce fol espoir. Il comptait que la prise d'Ypres, qu'il croyait facile, lui permettrait de le réaliser sans coup férir. ”
Maurice Leblanc,
L’Éclat d’obus/1916
“ Rire parce qu’on tue ! Et penser qu’on a raison de rire ! Roye, Lassigny, Chaulnes... Plus tard, le canal de la Bassée et la rivière de la Lys... Et plus tard enfin, Ypres, Ypres ! Les deux lignes s’arrêtent là, prolongées jusqu’à la mer. Après les rivières françaises, après la Marne, après l’Aisne, après l’Oise, après la Somme, c’est un petit ruisseau belge que va rougir le sang des jeunes hommes. L’effroyable bataille de l’Yser commence. Bernard, qui gagna rapidement les galons de sergent, et Paul Delroze vécurent dans cet enfer jusqu’aux premiers jours de décembre. ”
Various, La Belgique héroïque et martyre
“ La physionomie et l'âme de la vieille cité sont brutalement supprimées. Ces pertes-là, comme celles des manuscrits et des livres inestimables de Louvain, comme celles des sculptures anciennes sur les façades de Reims, rien ne peut les réparer. Elles sont définitives.Ypres, ville léthargique, s'étend dans la plaine basse des Flandres, dominant de ses tours et de ses pignons les débris de ses anciens remparts, démantelés en 1856. Elle se mire dans les eaux des fossés et des étangs alimentés par le cours paresseux de l'Yperlée. ”
Georges Pioch,
15.000 ! : la foire électorale
“ Ypres, Bruges, où la conscience communale s'est pétrifiée en de beaux monuments exemplaires, le vent joue libre et sonore, comme pour leur porter l'inquiétude d'un peuple qui n'a d'histoire encore que celle de son travail et de sa misère. Cette misère-là ne fait pas, à vrai dire, les choses aussi impitoyablement qu'on pourrait le craindre. L'homme, dans ce pays, montre, à l'ordinaire, une face pleine et pourpre, une corpulence rassurante. ”
Various, La Belgique héroïque et martyre
“ Peut-être reverrons-nous la tour des halles d'Ypres se dresser fièrement au milieu de la plaine reconquise, car on pourra la reconstruire pieusement, telle qu'elle était, mais nous ne reverrons jamais la vieille petite place, la charmante église de Loo, si artistement patinée par le temps; nous ne reverrons jamais le tendre béguinage de Dixmude, son vieux pont de l'Yser, ses maisonnettes multicolores, on ne refera pas ces quais ombragés de vieux arbres. Et de même Nieuport. ”
“ Les bonnes gens d’Ypres se persuadaient qu’ils passeraient loin de la ville ; chacun s’endormait sans crainte. Le vieux Barnabé allait chaque jour à la Châtelainie parcourir les journaux, faire une partie de billard. Sylvain prenait bien un peu d’inquiétude aux récits des blessés qui venaient s’abattre dans sa clinique, mais il n’en laissait pas moins ses fillettes au pensionnat, personne à Ypres ne pouvant s’imaginer que la guerre changerait le cours de ses paisibles habitudes. ”
Pierre-Joseph-Louis-Alfred Dubois, Deux ans de commandement sur le front de France… (1921)
“ Dans la suite des générations, c'est peut-être à Ypres qu'Anglais et Belges iront commémorer la victoire. C'est aux marais de Saint-Gond et sur l'Ourcq que nous, Français, nous ferons notre pèlerinage patriotique. C'est là que le monde entier viendra saluer le triomphe de la civilisation. ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 3/4)
“ A Bruges, l'étape des laines d'Angleterre, d'Ecosse ou d'Espagne; à Gand, l'étape des blés de l'Artois et de la Picardie; à 110 Ypres, le développement des métiers qui des sacs de laine font sortir les draps précieux. Depuis qu'Ypres a senti la vie industrielle se glacer dans les vastes artères de ses longues rues, de ses immenses faubourgs, il ne reste en Flandre que deux grandes cités, Gand et Bruges. Toute modification au système des fleuves et des canaux doit rompre l'équilibre si difficile à maintenir entre des ambitions trop souvent rivales. ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 1/4)
“ Une ardeur belliqueuse éclate de toutes parts; la commune de Gand, fière de ses maisons ornées de tours, de ses trésors et de ses nombreux bourgeois, donne au comte vingt mille hommes, tous habiles à manier les armes. A son exemple s'empresse celle d'Ypres, célèbre par la teinture des laines. Les habitants de l'antique cité d'Arras se hâtent d'accourir. ”
Henry Ruffin, La ruée, ou L'histoire d'une déception… (1918)
“ Désormais, toute la ligne de hauteurs qui dominent la cuvette d'Ypres depuis Warneton jusqu'à Broodseinde nous appartenait. Au lieu d'être observés et dominés, c'est nous qui observions et dominions la plaine de Menin et de Roulers. Nous pouvions, si nous le voulions, tenir Bruges sous nos gros canons. En fait de positions dominantes, l'ennemi ne possédait plus que l'extrémité septentrionale de la crête de Paschendaele avec le village du même nom. Allions-nous profiter du désarroi de l'ennemi, tenter d'exploiter la victoire du matin en poussant jusqu'à Paschendaele? ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 4/4)
“ Un héraut a déjà sommé les bourgeois d'Ypres d'ouvrir leurs portes au roi de France.La route que suivait Louis XI était celle que Philippe-Auguste lui avait tracée à la fin du douzième siècle. En 1478, la résistance ne fut pas moins intrépide. Les bourgeois d'Ypres répondirent par un laconique refus aux sommations du héraut français; ils avaient vu accourir, pour défendre leurs murailles, le comte Romont, Jean de la Gruuthuse, Jean de Nieuwenhove et Jean Breydel, dont le nom ne pouvait manquer à la défense de la Flandre lorsqu'elle se voyait menacée par l'invasion étrangère. ”
Louis Madelin,
Revue des Deux Mondes
“ C’est qu’au Sud-Est d’Ypres, les choses ne semblaient guère s’arranger pour nous : vers midi, les Alliés perdaient Wytschaete, derechef, et, les Anglais cédant du terrain à l’Est de Gheluvelt, Ypres semblait de nouveau très menacé. Le général Vidal renforcé accentuait, à la vérité, son offensive, à la droite du 9e corps, et s’emparait de Veldhok et l’ennemi u donnait des signes de lassitude : » « Courage ! Confiance ! » c’étaient les mots qui couraient. « Ne lui laisser ni trêve, ni merci, » écrivait le soir du 2 le général d’Urbal à ses lieutenans. ”
Impressions de guerre de prêtres soldats… (1916-1917)
“ Cette petite ville de Poperinghe, — sans atteindre, tant s'en faut, la splendeur d'Ypres, qui était incomparable il y a quatre mois encore, — possède cependant trois bien jolies églises médiévales, où plus d'une œuvre est digne d'arrêter le regard de l'artiste, et son hôtel de ville, tout récemment bâti dans le style du pays par l'architecte yprois Coomans, est une petite merveille de pittoresque simple et gracieux. Mais surtout, mieux que l'art, ce sont les plus belles vertus chrétiennes que développent chez les Flamands leur foi et leur piété. ”
Valérie Havard, Valerie-Françoise Havard, artiste peintre… (1920)
“ Notre Président, Mr Raymond Poincaré, vient remettre la Croix de Guerre, en présence du Roi Albert I, aux Villes héroïques de Furnes, Nieuport, Dixmude et Ypres. Il me fallait faire un choix entre ces quatre villes. J'ai choisi Ypres, point central des efforts, cœur de la résistance. ”
Bellarmin, Histoire du maréchal de Luxembourg… (1860)
“ Cet assaut si sanglant, si furieux, dura deux heures; il coûta la vie à plus de quinze cents Français, l'élite des troupes de la nation; mais il valut la conquête d'Ypres. Conflans n'attendit pas même que le Jour parut pour battre la chamade. Quoique le roi sut qu'il ne pouvait pas défendre la place encore plus desix heures ; prévenu en sa faveur de la plus -haute estime, il lui accorda une capitulation honnête et généreuse. C'est ainsi que la ville d'Ypres changea de maître en moins de huit jours. ”
Collectif, Biographie nationale de Belgique
“ BISSCHOP (Jean) , écrivain ascétique, né à Ypres, le 12 juin 1586, mort à Courtrai, le 14 mars 1636. L’évêque d’Ypres, Pierre Simon, le prit en amitié, le reçut chez lui à peine âgé de treize ans et soigna son éducation. Le jeune homme fit de rapides progrès et, ses classes latines terminées, il fut admis à l’étude de la théologie, lorsque tout à coup l’influence de quelques sectaires, alors encore assez nombreux dans ce diocèse, le détourna de l’état ecclésastique. ”
Edward Le Glay, Histoire des comtes de Flandre jusqu'à l'avènement de la maison de Bourgogne… (1843)
“ Toute la Flandre inférieure jusqu'à la Lys fut placée sous la dépendance de la commune d'Ypres. Le Franc resta sous celle de Bruges; les Quatre-Métiers, la terre de Waes, Tenremonde, Alost, Audenarde et Courtrai relevèrent de Gand. Van Artevelde prit le gouvernement dans cette dernière ville. Il envoya à Bruges Gilles van Condenbrouck et à Ypres Jean van Holtkerke; en les investissant de l'autorité que lui-même avait à Gand. ”
Charles Delon, Les peuples de la terre (1890)
“ Les villes sont dépeuplées : Ypres est un désert, Bruges une solitude ; le carillon des clochers sonne les heures à travers les rues vides où quelques passants silencieux glissent comme des ombres. Malines, Audenarde sont presque aussi mortes. Gand même, qui commence à se relever, est encore trop grande de moitié pour sa population. Anvers seule, toute maritime, plutôt hollandaise que flamande, prospère. Les Flamands sont en général des hommes de taille moyenne, blonds ou châtains ; les jeunes femmes sont florissantes, d'un beau teint rose et blanc. ”
Sergent Lefèvre, Le carnet de campagne du sergent Lefèvre… (1916)
“ « Mes enfants, nous boirons tous, ce soir, à la santé de notre ami Bataille, un brave entre les braves, qui vient de recevoir la juste récom- pense de son courage. » Ypres. — Église Saint-Martin. Puis, frappant sur l'épaule de Bataille, qui frotte énergiquement d'un large mouchoir à carreaux ses yeux gonflés, il dit gaiement : « Allons faire changer la couleur de vos galons, mon cher lieutenant. » Entrés en Belgique par le sud du saillant d'Ypres, nous cantonnons autour d'un village qui se nomme, je crois, Wulverghem. Je dis, je crois; car, dans ce pays, beaucoup de noms se ressemblent. ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 2/4)
“ Les discordes civiles étaient une autre source de malheurs. Les bourgeois de Bruges et les habitants du Franc s'agitaient. A Ypres, ce fut une véritable rébellion; mais elle fut sévèrement réprimée. Quinze cents tisserands furent arrêtés et décapités sans jugement: jamais, racontent les chroniques, on ne vit plus de victimes 220 livrées aux supplices. Cependant le comte parut tout à coup s'apaiser: il pardonna aux habitants d'Ypres et de Bruges, et adressa aux communes du Franc des lettres où il protestait de son zèle pour leurs franchises. ”
Jules Michelet,
Histoire de France - Moyen Âge…
“ Avant l'émigration des tisserands, en Angleterre, vers 1382, il y avait à Louvain cinquante mille tisserands. (Forster, I, 364.) À Ypres (sans doute en y comprenant la banlieue) , il y en avait deux cent mille en 1342.—En 1380, «ceux de Gand sortirent avec trois armées. (Oudegherst, Chronique de Flandre, folio 301.) —Ce pays humide est dans plusieurs parties aussi insalubre que fertile. Pour dire un homme blême, on disait: «Il ressemble à la mort d'Ypres.»—Au reste, la Belgique a moins souffert des inconvénients naturels de son territoire que des révolutions politiques. ”
Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre (T. 2/4)
“ Les Français avaient promis aux bourgeois d'Ypres que tous leurs biens seraient respectés et que personne ne pénétrerait dans leurs remparts. En effet, Charles VI avait porté son camp près des étangs de Zillebeke, et un grand nombre de membres des métiers avaient pu se retirer à Courtray, quand le sire de Neuillac et d'autres chevaliers français, se proposant d'aller attaquer la partie occidentale de la Flandre, jugèrent que pour atteindre leur but ils devaient traverser Ypres. ”
Charles-Yves Cousin d'Avallon, Histoire du général Pichegru, précédée d'une notice sur sa vie politique et militaire… (1802)
“ Cette bataille , une des plus sanglantes de la campagne , nous rendait ainsi maîtres d'Ypres et de toute la West - Flandre. Depuis ce moment , l'ennemi ne put nous résister sur aucun point de sa ligne. Après l'affaire d'Hooglède, la prise d'Ypres , toute la West-Flandre devait naturellement tomber au pouvoir des Français : on regarda si bien cette partie de la Belgique comme conquise , que l'armée du Nord vint prendre position derrière Walchem et la Mendel. L'ennemi , instruit de notre marche , se retira sur Gand ”
Various, L'Illustration, No. 3740, 7 Novembre 1914
“ Devant cette difficulté de se diriger vers la frontière française par le littoral, devant l’inondation qui gagne chaque jour, l’ennemi a porté son effort vers le Sud, contre la ville d’Ypres. Ne pouvant aborder celle-ci par le Nord, ayant été chassé de Dixmude réduit en cendres et se trouvant en présence de forces alliées victorieuses occupant, entre Ypres et Roulers, les bourgs de Langemarck et de Parschendaele, il a dû se diriger sur un front étendu entre Roulers et Menin, où il a engagé de nombreux corps d’armée; depuis lors, c’est au Sud-Est et au Sud d’Ypres que la bataille a lieu ”
