Maurice Leblanc,
L’Éclat d’obus/1916
“ N’est-ce pas incroyable ? une robe grise avec un fichu de dentelle noire autour des épaules, et là, au corsage, en guise de broche, un lourd camée encadré d’un serpent d’or dont les yeux étaient faits de rubis. Vous voyez bien, Élisabeth, que je n’ai pas oublié et que je n’oublierai jamais. Il se tut. Élisabeth pleurait. Comme son mari, ce passé l’enveloppait d’horreur et d’amertume. Il l’attira contre lui et la baisa au front. Elle lui dit : — N’oublie pas, Paul. Le crime sera puni parce qu’il le faut. Mais que ta vie ne soit pas soumise à ce souvenir de haine. ”
