Jeanne Marais,
La Carrière amoureuse
(1911)
“ Malgré vous, le désir de l’aventure étrange, de l’adversaire un peu perfide, de la minute unique, vous hante. Comment accorder tout cela ? Votre imagination galope vers l’inconnu, l’imprévu, la douleur, et la désillusion. Ma chère Nicole, écoutez-moi : le jour où vous aurez appris à aimer, à vous dégoûter, à douter de tout, à vivre, enfin — et que vous en aurez assez, ce jour-là, venez auprès de votre ami Paul, contez-lui vos chagrins ou taisez-les si vous préférez le silence. Et votre ami saura, à ce moment inévitable, tisser la toile de songes où se perdra votre amertume. ”
