Ubald Paquin

Résumé

Ubald Paquin Œil pour œil

Sire, lui dit von Buelow. Vous me forcez d’agir contre mon cœur. Plus qu’un roi, pour moi, vous êtes un ami. Mais au-dessus de l’amitié, je place l’amour de la patrie. Vous me forcez de grossir le nombre de vos adversaires. Soit. Je vous préviens que vous n’étoufferez pas ma voix.
Le roi sourit. Ce fut sa seule réponse. Dans quelques instants, il filerait vers l’hôtel de la Borina, et oublierait, là, dans l’atmosphère grisante de son boudoir, saturé de parfums, près de cette femme aux formes sculpturales, toutes les vicissitudes de son métier de roi.
Il ne craignait pas von Buelow.
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Ubald Paquin Œil pour œil

Si maître de lui qu’il fut d’habitude, Luther Howinstein se troubla quand il fut en présence de Natalie.
Il tremblait de tous ses membres et ce fut par un effort de toute sa volonté qu’il pût retrouver son emprise sur lui-même.
Il resta devant
elle sans parler, ne sachant quels mots il devait... dire ou plutôt il savait les mots impuissants.
Il n’avait qu’une pensée, qu’un désir l’étreindre
dans ses bras, la presser sur son corps et presser sur ces lèvres en des baisers fous, ses lèvres brûlantes de fièvre.
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Ubald Paquin Œil pour œil

Sur les faces, des rictus, des grimaces qui voulaient être de joie... Il n’y avait plus d’hommes, plus de femmes. Il n’y avait que la bête humaine, qui bravait le froid, qui bravait le danger pour assouvir l’instinct de cruauté et de sadisme qui dort au fond de l’âme.
Ils riaient, ils chantaient, ces êtres... ils se réjouissaient de ce que des ministres venaient d’être égorgés... eux qui n’auraient pas fait de mal à un chien ou à un chat.
Le cœur de von Buelow se serrait au fur et à mesure qu’il se frayait son chemin avec difficulté. Qu’était-il advenu de Natalie ?
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