Adolphe de Lescure

Adolphe de Lescure

Résumé

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les cadets de Gascogne (1877)

Quand Renaud entra le premier, en conquérant, l'air martial, le visage animé des nobles ardeurs de la lutte, brandissant, d'une main frémissante de l'orgueil du triomphe, son tronçon d'épée : — Une femme ! dit-il à sa vue avec une dédaigneuse pitié. Il n'y a rien à faire ici pour les hommes.
Le premier mouvement de Gilbert fut pour l'indignation, le second pour la clémence.
Il avait marché brusquement vers Isabelle, le cimeterre levé, sans lui faire baisser son fixe regard qui appelait et défiait à la fois le châtiment.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les cadets de Gascogne (1877)

Brûlant de l'ardeur des mâles impatiences et des généreuses ambitions, il voulait se pourvoir lui-même et se tailler, fût-ce à coups d'épée, un beau sort digne de lui suffire, et, plus tard, d'être partagé.
Tel était, au moral, le comte Gilbert.
Au physique, c'était un grand et beau cavalier, robuste, alerte, bien découplé, fait pour porter avec autant d'aisance la cuirasse, le morion et l'estoc de bataille que le pourpoint de satin, le manteau de velours et la fine rapière de duel ou de bal.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les cadets de Gascogne (1877)

Seulement là où le maréchal jubilait d'avance, d'avance le moine Farges de Vicose et le marquis del Bosco-Bruniquel déploraient le spectacle auquel ils allaient assister, et qui, paraît-il, n'était point de leur goût.
— Il faiblit, murmura le moine à l'oreille du marquis, c'est dommage.
— Il mollit, en effet, je le crains et le regrette, répondit son compagnon. C'est le moment d'intervenir, ne fût-ce que pour lui épargner cette honte.
— Gardez-vous-en bien, répondit l'autre. Je ne tiens à risquer mon sang que pour quelqu'un qui ne craint pas de voir couler le sien.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature