Ernest Vauquelin

Résumé

Ernest Vauquelin Aimée du Roi (1883)

N'êtes-vous pas blessé, Gilbert ? demanda-t-elle en saisissant fiévreusement la main du comte.
– Non, Blanche, non, rassurez-vous ; ces drôles tirent comme des laquais. Mais prenez garde et reprenez votre place, car les balles vont pleuvoir et pourraient vous atteindre.
– Que m'importe ? fit Mlle d'Aubeteyre avec une morne indifférence.
– Il m'importe beaucoup, à moi. Voyons, je vous en prie, tenez-vous à l'écart. Et vous, ajouta Lusignac en s'adressant à Noël et à Gaspard, soyez sur vos gardes. Eh mais ! ces croquants, Dieu me damne ! vont nous donner l'assaut.
Source : Gallica

Ernest Vauquelin Aimée du Roi (1883)

Le tire-laine n'était pas encore revenu de sa surprise, que déjà il avait sous la gorge l'épée de Lusignac.
– Rends-toi ! lui cria celui-ci.
– Mort-diable ! mon gentilhomme, je suis à votre discrétion. Tuez-moi si vous voulez. C'est votre droit.
– Ma foi non, répondit insoucieusement le chevalier. Ramasse ton épée, drôle, et va-t'en. A propos, que voulais-tu ? Mon manteau ? Par le froid qu'il fait, saint Martin lui-même te refuserait le sien. Mais voici ma bourse ; va te griser au fond d'un cabaret et ne t'avise jamais de t'attaquer aux gentilshommes. Il t'en cuirait, coquin !
Source : Gallica

Ernest Vauquelin Aimée du Roi (1883)

Mme de Condé s'était mise à rire, ce qui avait irrité Lusignac au point de lui faire perdre toute mesure.
– Vous oubliez à qui vous parlez et de qui vous parlez, monsieur le comte, disait la princesse au moment où Tirechappe s'arrêta devant la porte de la chambre.
– Je n'oublie rien, au contraire, madame, répondit Lusignac hors de lui ; personne n'approchera de vous, sans rencontrer la pointe de mon épée. Et M. de Rochefort.
– Que vient faire ici M. de Rochefort ? fit Charlotte en haussant les épaules. D'ailleurs, ne suis-je pas libre d'aimer qui bon me semble ?
Source : Gallica

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