Michel Zévaco,
Les Pardaillan — Tome 04 : Fausta Vaincue
“ Si je dis que j'aime, c'est que, malgré moi, l'amour est en moi. Pourquoi est-ce toi que j'aime? Je ne sais pas. Dans mon palais, je te l'ai dit sans crainte... Car, alors, j'étais sûre de tuer mon amour en te tuant... Tu es vivant! Et, lorsque je veux te crier que je te hais! mes lèvres, malgré moi, te disent que je t'aime... Me comprends-tu, Pardaillan?—Hélas! madame, dit Pardaillan.—Moi aussi, continua Fausta, par les printemps embaumés, jeune, belle, adulée, je me disais: n'aimeras-tu pas? Non, tu n'aimeras pas comme les autres femmes. Voilà ce que je me disais, Pardaillan. ”
