Collectif, Lectures romanesques
“ L’amant, ivre d’espoir, comprenant qu’elle allait céder, poursuivait d’une voix plus ardente. — Tu m’as trahi ; je l’oublierai ! Tu as livré ton corps ; je l’oublierai ! Il n’y aura plus en moi qu’un amant passionné, ou mieux un époux tendre, et d’un respect égal à son amour. Mon nom, je te le donne. Ma fortune est à toi. Ma vie, je te la livre. Tu veux bien, n’est-ce pas ? Pour toi, pour moi, pour l’enfant !... Tu veux ?... — Non, répondit Alice. — Non ? gronda le moine. — Écoutez, Clément, dit-elle avec une gravité, une tranquillité qui n’étaient peut-être qu’un excès de désespoir. ”
