Résumé

Collectif,  Lectures romanesques

“ L’amant, ivre d’espoir, comprenant qu’elle allait céder, poursuivait d’une voix plus ardente.
— Tu m’as trahi ; je l’oublierai ! Tu as livré ton corps ; je l’oublierai ! Il n’y aura plus en moi qu’un amant passionné, ou mieux un époux tendre, et d’un respect égal à son amour. Mon nom, je te le donne. Ma fortune est à toi. Ma vie, je te la livre. Tu veux bien, n’est-ce pas ? Pour toi, pour moi, pour l’enfant !... Tu veux ?...
— Non, répondit Alice.
— Non ? gronda le moine.
— Écoutez, Clément, dit-elle avec une gravité, une tranquillité qui n’étaient peut-être qu’un excès de désespoir.
”
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Collectif,  Lectures romanesques

“ Mais Loïse, fille du maréchal de Montmorency, ne pouvait devenir l’épouse du pauvre chevalier ; si le temps n’était plus où les rois épousaient des bergères, c’était encore moins le temps où des princesses donnaient leur main à des aventuriers sans titre, sans gloire, sans argent.
Il faut bien se rendre compte de ce que ce nom de Montmorency évoquait alors de formidable puissance et de splendeur.
Avec le connétable, cette maison, l’une des plus fières de la noblesse du royaume, avait connu l’apogée de la grandeur. Le connétable mort, le nom gardait encore tout son prestige.
”
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Collectif,  Lectures romanesques

“ Ce n’est pas au présent qu’il faut que vous songiez, Alice, c’est à l’avenir. Si je vous laissais parler, plus tard, quand le bonheur vous aura apaisée, quand vous serez la femme de Marillac, quand l’oubli de votre passé sera enfin venu anéantir ces secrets, alors, Alice, vous penseriez avec amertume qu’un homme a connu ces secrets !
Elle tressaillit. Sans le vouloir, le chevalier venait de toucher à la plaie la plus vive du cœur d’Alice.
— Un homme ! murmura-t-elle si bas que Pardaillan ne l’entendit pas. Combien sont-ils, hélas ! qui connaissent l’abominable secret de ma vie !
”
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