Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La reine des barricades (2e éd… (1869)

Il n'y avait toujours, dans la salle d'entrée, que Séraphin, le roi et le fou. Le fou lut :
« Madame et ravissante inconnue, pour la première fois de ma vie, en vous voyant, j'ai remarqué l'humilité de ma condition... »
— Que chantes-tu là? interrompit Henri III.
— Attendez, Sire, vous allez voir... Et Mauvepin continua sa lecture :
« Être roi n'est rien, si l'on n'est aimé, et j'estime que le plus simple gentilhomme de mes États serait bien plus haut placé que moi, s'il pouvait parvenir jusqu'à votre coeur. »
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La reine des barricades (2e éd… (1869)

Le roi lui-même se montra au seuil de l'auberge, oubliant pour un moment la femme blonde, et concentrant toute son attention sur le combat.
— Tue ! tue ! cria-t-il, tue, Mauvepin, mon mignon, tue-moi ce vilain moine!...
Mauvepin était un joli tireur, mais le moinillon se défendait avec énergie et partout l'épée du fou rencontrait celle de Jacquot.
Le combat fut long.
Jacquot, les yeux injectés de sang, les lèvres cripées, se fendit deux fois, et deux fois Mauvepin fut touché.
Le fou jetait des cris de rage.
Le roi continuait à l'exciter en disant: — Tue! tue!
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La reine des barricades (2e éd… (1869)

Oh! je perds la tête pour sûr.
— Tu as été au couvent, dit Amédée en riant.
— Au couvent !
— Oui... voilà ton froc.
Et il montrait à Jacquot sa robe de moine dédaigneusement jetée dans un coin.
— Ah! c'est vrai... je me souviens... Et Jacquot soupira.
— Pourquoi soupires-tu? dit Séraphin : n'es-tu pas devenu un galant seigneur?
Un éclair de raison traversa le cerveau du moinillon et sa présence d'esprit lui revint pour un moment :
— Vous vous êtes moqués de moi, dit-il, et je sens bien que vous m'allez reprendre tous ces beaux habits.
— Mais non pas, dit Amédée. Te voilà cavalier.
Source : Gallica

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