Henri Garnier

Résumé

Henri Garnier Vie de Crillon (5e édition) (1888)

Il nous faut répéter ce que nous avons déjà dit plus d'une fois : une pareille lettre fait grand honneur à Henri IV et a Grillon. L'amitié du monarque n'est altérée, cette fois, par aucun fâcheux souvenir; aussi les marques d'affection abondent. M. Crillon est redevenu le « brave » Grillon; et le roi sait bien lui dire ce qui peut le plus le flatter : « J'ai maintenant une belle armée. Il n'y manque rien que Grillon. » Cette lettre, déjà précieuse en ce qu'elle prouve une fois de plus et le bon cœur de Henri et le mérite de Grillon, a, au point de vue historique, une très grande importance1.
Source : Gallica

Henri Garnier Vie de Crillon (5e édition) (1888)

Grillon n'a pas seulement l'amour du courage, il en a le culte. Devant un acte de bravoure pour lui toute différence s'efface : peu importent la patrie, la religion, le rang; quiconque est courageux est son ami.
Pendant que se livraient ces combats de peu d'importance, Catherine de Médicis, accompagnée du maréchal de Montmorency, était revenue trouver le duc d'Alençon en Touraine, puis en Gatinais. Elle jugeait bien qu'il fallait subir la paix à tout prix : l'intérêt pressant de la royauté l'exigeait impérieusement.
Source : Gallica

Henri Garnier Vie de Crillon (5e édition) (1888)

Qui parle ainsi? est-ce un historien du héros de Tours? Non, c'est Bossuet prononçant l'oraison funèbre du vainqueur de Rocroy. Si Crillon n'a pas eu le génie du prince de la maison de Bourbon, il en a eu les talents. Si sa gloire est moins éclatante, elle est plus pure. Il mérite en cela le titre de son devancier; car il est mort sans reproches et n'a, pas même une heure, failli à sa fidélité pour ses rois.
Ainsi, tenant à Bayart par tout un côté de son caractère, le plus marqué et le plus beau, il peut, sous
certaines réserves, être comparé au grand Condé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature