Jean-Claude Buyat

Résumé

Jean-Claude Buyat L'amiral de Coligny (1876)

Les Guise n'étaient ni à Berne, ni à Genève, ni en Allemagne, ni en Angleterre. La Réforme s'était montrée dans ces pays, comme elle se montra en France, agressive, intolérante, furieuse, tenant d'une main son Evangile et l'épée de l'autre. Elle ne pouvait pas triompher de l'Eglise romaine par la prédication et elle voulait à tout prix ce triomphe ; de là, pour elle, la nécessité de la guerre et de l'oppression. Si les consciences avaient été laissées à elles-mêmes, il y aurait peu de protestants dans le monde; ils se réduiraient à un petit nombre d'incrédules et d'impies.
Source : Gallica

Jean-Claude Buyat L'amiral de Coligny (1876)

On peint au Roi, sous les couleurs les plus sombres, l'infidélité, l'audace, les menaces et les entreprises des huguenots. Il est ébranlé, il est irrité contre eux, mais il ne peut abandonner le projet d'une guerre où il acquerra une réputation et une gloire qu'il ambitionne. La Reine, toujours convaincue que sa situation et celle du duc d'Anjou seraient compromises si elle ne prend, à l'égard de l'Amiral, un
parti définitif, se décide, de l'avis de deux de ses conseillers et du duc d'Anjou, à l'immoler, croyant que tout le parti huguenot consistait en sa tète.
Source : Gallica

Jean-Claude Buyat L'amiral de Coligny (1876)

Coligny n'y était point venu avec ses coreligionnaires, il restait à La Rochelle, méditant toujours le triomphe de son parti. Il avait, contre l'Espagne, une haine profonde; il la regardait avec raison comme la mortelle
ennemie du protestantisme. Abattre cette puissance redoutable dans la Flandre et dans les Pays-Bas, c'était donner au prince d'Orange une couronne, ou du moins, un pouvoir vraiment royal ; c'était enlever à la France une alliée utile; c'était mettre, après la victoire, Charles IX et les catholiques français entièrement à sa merci.
Source : Gallica

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