Eugène Bersier,
Coligny avant les guerres de religion…
(1884)
“ Guise racontait le combat ; à un moment donné, Coligny se vit forcé de le contredire ; sur quoi Guise s'écria avec colère: « Ah ! mort Dieu ! ne me veuillez point ôter mon honneur ! » L'amiral répondit : « Je ne le veux point.» — « Aussi ne le sauriez-vous, » dit Guise. Le roi leur commanda de faire la paix; mais cette querelle fit éclater au grand jour la mésintelligence qui depuis longtemps déjà les animait l'un contre l'autre, et les contemporains, de Thou, La Place, Brantôme, font dater de ce moment la division qui allait séparer à jamais les deux grands capitaines. ”
