Alphonse Levray

Résumé

Alphonse Levray Coligny ; Agrippa d'Aubigné (1877)

Le 24 août 1572, un dimanche, - jour de repos et du Seigneur, - à deux heures du matin, la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, voisine du Louvre, sonna le tocsin. A ce signal, Henri de Guise et ses complices, avec des soldats étrangers, se dirigèrent vers la demeure de Coligny qui, averti, se prépara à la mort. « Il se leva de son lit, lisons-nous dans un livre de Bossuet, fit sa prière, dit aux siens, sans paraître ému, qu'il voyait bien qu'il fallait mourir, et qu'ils se sauvassent comme ils pourraient: que pour lui, il n'avait plus besoin de secours humains. »
Source : Gallica

Alphonse Levray Coligny ; Agrippa d'Aubigné (1877)

Les Guises se sentaient menacés dans leur puissance. Le duc accusait les médecins, impuissants à conjurer le mal, d'être d'accord avec les hérétiques; le cardinal ordonna des processions ; on invita le peuple à prier Dieu de conserver le roi jusqu'à l'accomplissement du projet d'exterminer « ceux de la religion, » et le malheureux François II faisait vœu, si la santé lui était rendue, d'extirper toute hérésie de son royaume, sans réserver même la vie d'aucun de ses proches ou amis. Les réformés, menacés de toutes parts, avaient recours à Celui
qui seul pouvait les délivrer du péril.
Source : Gallica

Alphonse Levray Coligny ; Agrippa d'Aubigné (1877)

Un jour il le retint seul de sa suite et, en compagnie de la fameuse Gabrielle d'Estrées, Henri et Agrippa se promenèrent pendant deux heures. Ce fut là que fut prononcée cette parole prophétique si connue. L'attentat de Jean Châtel avait eu lieu deux années auparavant ; pendant la conversation, le roi montra la cicatrice qu'il avait à la lèvre. D'Aubigné lui dit hardiment : « Sire, vous n'avez encore renoncé Dieu que des lèvres, il s'est contenté de les percer ; mais quand vous le renoncerez du cœur, il percera le cœur. »
Source : Gallica

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