Louis-Benjamin Des Francs

Résumé

Louis-Benjamin Des Francs Etudes sur Agrippa D'Aubigné (XVIe siècle… (1868)

Mais, en le comparant à la poésie contemporaine, d'ordinaire puérile et sans haleine, nous y saisissons de tels contrastes, nous y sentons de si mâles accents, nous y surprenons une peinture si vive des mœurs du siècle, nous y découvrons un tel type d'originalité, qu'il nous est impossible de ne pas reconnaître en d'Aubigné le premier poète, non pas de notre pays, mais de son époque.
On sait à quelle occasion fut composé le poème qui porte pour titre-singulier : Les Tragiques, imprimé au désert par le larcin de Prométhce.
Source : Gallica

Louis-Benjamin Des Francs Etudes sur Agrippa D'Aubigné (XVIe siècle… (1868)

Quelques années auparavant, d'Aubigné avait consenti à s'entendre avec les princes protestants Mansfeld et Weimar, pour agir en France en faveur de son parti ; mais la réflexion l'éclairant, il avait renoncé à ce projet.
Fatigué d'être en butte à d'incessantes obsessions, voyant ses vieux jours empoisonnés par l'indigne conduite de son fils Constant, renégat et traître à la religion et aux intérêts du son père, le vieillard octogénaire, comme autrefois Annibal, songeait à aller chercher un asile plus sûr pour ses vieux jours dans la libre Angleterre.
Source : Gallica

Louis-Benjamin Des Francs Etudes sur Agrippa D'Aubigné (XVIe siècle… (1868)

Après avoir écrit à Henri une lettre de congé, où respire l'amertume d'une âme justement offensée, il songea à quitter le service d'un roi qui le payait si mal et à offrir son épée aux princes protestants d'Allemagne. Qu'on ne s'étonne pas, Messieurs, de ce projet, parce que l'idée est aujourd'hui en dehors de nos mœurs, parce que notre patriotisme est plus exigeant ; qu'on ne juge pas d'Aubigné au point de vue du citoyen des républiques de l'antiquité, ce serait un anachronisme
Source : Gallica

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