Antoine de Latour, Revue des Deux Mondes
“ Ce qu’il fallait à l’époque de Malherbe, ce n’était pas une langue pour les hommes de génie qui ne sont jamais embarrassés pour se créer la leur ; ce qu’il fallait, c’était une langue pour tous, une langue pour la France, et si Malherbe a voulu la faire claire, limpide et concise, convenons qu’il y a merveilleusement réussi. Cette langue une fois faite, il l’appliqua à la poésie, mais à la façon de ces dialecticiens habiles qui, peu soucieux de la vérité en elle-même, n’abordent la métaphysique que pour essayer leur méthode. Quand Malherbe s’avise d’être poète, béni soit Dieu ! ”
