Étienne Marcel de Malherbe

Définition et enjeux

Bibliothèque nationale,  Malherbe et les poètes de son temps… (1955)

“ Tout se retrouve ou tout s'annonce dans sa riche et presque luxuriante floraison. M. Marcel Reymond, dans son beau livre, l'Influence de Ronsard sur la poésie française, nous avait fait assister à la désagrégation lente, de l'idéal esthétique de 1550. « En 1585, il apparaît clairement qu'une certaine poésie s'achemine déjà à la rencontre des règles classiques, ce qui ne diminue pas l'importance de Malherbe, s'il est vrai que toutes les écoles ont des précurseurs. Malherbe ne l'emporte que vers 1620, et son action ne s'exerce auparavant que sur un petit nombre. » ”
Source : Gallica

Marcel Braunschvig,  Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

“ En faisant entrer dans la langue des mots de provenances si diverses, ils y ont naturellement introduit un peu de confusion et par là ont rendu nécessaire le travail d'épuration de Malherbe. S'ils ont préconisé les grands genres, il se trouve qu'en fait ils ont plutôt réussi dans les petits. Plus confiants dans l'inspiration que dans le laborieux effort, ils n'ont pas su réaliser la perfection artistique que réaliseront les classiques. ”
Source : Gallica

Marcel Braunschvig,  Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

“ OEuvres. — Les principaux vers do Malherbe, composés avant son arrivée a Paris, sont Les Larmes de Saint-Pierre (1587) , l'Ode au roi Henri le Grand sur la
[ a An climatérique : année critique de la vie humaine, qui, d'après les ancien, revenait tous les sept ou neuf ans.]
forêt trop toufFue. En ce qui concerne la langue, — mais la langue seulement, — il tourne donc bien le dos à Ronsard et à Du Bellay : ceux-ci avaient travaillé à l'enrichir ; lui va travailler à l'épurer, donc à l'appauvrir.
”
Source : Gallica

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