François-Amand de Gournay

Élements biographiques

François-Amand de Gournay Malherbe, recherches sur sa vie et critique de ses oeuvres (1852)

Dans cette ode, comme dans presque tout son lyrisme, Malherbe a choisi avec soin, et varié avec bonheur ses mélodies. La poésie n'est-elle pas la musique de l'âme?. Sur la flûte pastorale, il célèbre d'abord la paix de la régence :
Nos champs même ont leur abondance, Hors de l'outrage des voleurs ; Les festins, les jeux et la danse En bannissent toutes douleurs. Rien n'y gémit, rien n'y soupire ; Chaque Amarylle a son Tilyre, Et, sous l'épaisseur des rameaux, Il n'est place où l'ombre soit bonne, Qui soir et matin ne résonne Ou de voix ou dé chalumeaux.
Source : Gallica

François-Amand de Gournay Malherbe, recherches sur sa vie et critique de ses oeuvres (1852)

Rien n'est, littérairement parlant, plus digne du roi le plus populaire de la France, que la plupart des stances, et notamment celles-ci, où Malherbe chante les bienfaits de son règne:
La terreur dé son nom rendra nos villes fortes : On n'en gardera plus ni les murs ni les portes; Les veilles cesseront au sommet de nos tours ; Le fer mieux employé cultivera la terre, Et le peuple qui tremble aux frayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser n'orra plus de tambours.
Source : Gallica

François-Amand de Gournay Malherbe, recherches sur sa vie et critique de ses oeuvres (1852)

Un homme dans la tombe est un navire au port.
Ces maximes ressemblent aux touffes de fleurs qui, de distance en distance, émaillent des champs de verdure; mais en aucun temps Malherbe ne les prodigue. On a dit qu'il avait ronsardisé en Provence, et je suis assez enclin à le croire; car, quelques mois avant sa mort, dans l'Ode à M. de la Garde, au sujet de l'Histoire Sainte de celui-ci, il revenait probablement à d'anciennes habitudes, en disant :
Les plaisirs nous vont décevant, Et toutes les faveurs humaines Sont hémérocalles d'un jour.
Source : Gallica

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