François-Amand de Gournay, Malherbe, recherches sur sa vie et critique de ses oeuvres (1852)
“ Dans cette ode, comme dans presque tout son lyrisme, Malherbe a choisi avec soin, et varié avec bonheur ses mélodies. La poésie n'est-elle pas la musique de l'âme?. Sur la flûte pastorale, il célèbre d'abord la paix de la régence : Nos champs même ont leur abondance, Hors de l'outrage des voleurs ; Les festins, les jeux et la danse En bannissent toutes douleurs. Rien n'y gémit, rien n'y soupire ; Chaque Amarylle a son Tilyre, Et, sous l'épaisseur des rameaux, Il n'est place où l'ombre soit bonne, Qui soir et matin ne résonne Ou de voix ou dé chalumeaux. ”
